mercredi 18 janvier 2017
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Corruption : 171 milliards 843 millions de préjudice subi par l’Etat en 2015 Spécial

Cela ressort du rapport 2015 de l’état de la lutte contre la corruption publié par la Conac.


Selon Dieudonné Massi Gams, «le nombre de dénonciations enregistrées par la Conac, est passé de 164 en 2008 à 3268 en 2015, soit un cumul de 13149 sur les sept ans». C’était à l’occasion de la publication ce 29 décembre 2016 du Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2015. Sur ces piles de dénonciations, la Conac relève beaucoup de cas de manipulation et de diffamations. Mais pas moins de 21 dossiers ont été transmis aux autorités compétentes, en l’occurrence les tribunaux. Il s’agit d’affaires ayant abouti à des convictions d’infractions, notamment des faux et usage de faux, des détournements de deniers publics, des flagrants délits d’escroquerie, des usurpations de titres, des faux poids de mesure, d’achat illégal de cacao, d’abus de fonction et d’exploitation illégale d’une profession.


Les secteurs concernés étant les établissements scolaires, les exploitations forestières, les ports, des entreprises publiques et parapubliques, les sociétés téléphonie, les hôpitaux de référence,… le délit d’initié, la prise d’emploi prohibé, la corruption en matière de concours administratifs ou d’examen, le blanchiment d’argent au moyen de jeux et loteries, la corruption des agents du secteur privé, la non déclaration du conflit d’intérêt, les défauts comptables, la tenue irrégulière ou l’absence de compatibilité. Les acteurs en étant les fonctionnaires ou agents publics étrangers ou internationaux, les employeurs et les personnes morales. Et la Conac évalue à 171 milliards 843 millions 239 mille 983FCfa le préjudice subi par l’Etat et consécutif aux imputations formulées sur la base des conclusions des enquêtes faites par la Conac en 2015.


Plus grave, la Conac a observé que «l’exécution des projets demeure une préoccupation réelle et constitue un obstacle majeur à la réalisation des objectifs de développement de notre pays». Rapportant que l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) dénombre 432 projets de 1993 à 2015 abandonnés dont 45 chantiers pour la seule année 2015. Ajoutant que «selon l’Armp, plus de 60 entreprises ont abandonné chacune au moins deux chantiers». Et «malgré cela, ces entreprises continuent d’obtenir des marchés», s’offusque Dieudonné Massi Gams.

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