mercredi 18 janvier 2017
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Lutte contre la corruption : Les ministres clés de Biya en rébellion contre la Conac Spécial

Onze ministères de souveraineté ont décliné leur participation à la lutte contre la corruption en 2015.


«Malgré la participation de leurs représentants aux ateliers organisés par la Conac, certaines administrations n’ont pas cru devoir faire parvenir à la Conac leurs contributions, en dépit de multiples relances téléphoniques», a tenu à dénoncer le Pr Anoukaha François, vice-président de la Conac, en présentant sommairement le Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2015 ce 29 décembre à Yaoundé. Ces rebelles dont les représentants ont pourtant pris part aux deux ateliers organisés par la Commission nationale anti-corruption (Conac) en vue de la rédaction finale du rapport, en l’occurrence l’atelier de renforcement de la collaboration entre la Conac et les cellules de lutte contre la corruption existantes et celui avec les représentants des communautés religieuses et des organisations de la société civile, avaient jusqu’au 5 septembre pour réagir. Un délai qui n’a pas ému ces ministères qui se recrutent parmi les plus importants de la vie de la nation. Ce sont notamment les ministères de l’Administration territoriale et de la décentralisation, de la Défense, des Relations extérieures, des Finances, des Domaines, du cadastre et affaires foncières, de l’Eau et de l’énergie, de l’Agriculture et du développement rural, des Transports, des Sports et de l’éducation physique, des Affaires sociales et de la Communication.


Une situation liée «tantôt à l’inexistence formelle des cellules de lutte contre la corruption dans ces institutions, tantôt à leur léthargie là où elles existent», fait observer le vice-président de la Conac. Déjà, Dieudonné Massi Gams, le président de la Conac, faisait observer que ces administrations sont celles qui n’ont pas implémenté l’Initiative à résultats rapides (Irr), principal outil de mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption mise en œuvre depuis 2010. Et le Pr Anoukaha de hausser le ton. «La lutte contre la corruption n’est pas facultative. Il s’agit d’un engagement fort du chef de l’Etat et par conséquent, les différents segments de la société camerounaise toute entière sont chargés de son implémentation», a-t-il souligné.


Malgré la réticence des ministères clé, la Conac a pu dresser son rapport 2015, cinq mois après l’édition 2014 publié avec retard. Dans un contexte de suspicion de blocage attribué par des sources à la Présidence de la république, pourtant tutelle de la Conac. Le document présenté ce 29 décembre 2016 est une œuvre de collaboration de 57 structures (dont 17 organisations de la société civile et deux communautés religieuses) contre 38 pour le rapport 2014 dont quatre organisations de la société civile. Et dans le cadre de l’élaboration du rapport 2015, on apprend que les départements ministériels qui ont participé, «se sont inspirés de l’outil PRECIS (Prévention-Conditions-Incitation-sanction, Ndlr) tiré de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption au Cameroun».

 

Dernière modification le vendredi, 30 décembre 2016 11:44

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