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Revendications des Anglophones : Paul Biya manie le bâton et la carotte Spécial

Le Chef de l’Etat a longuement abordé le sujet dans son discours de fin d’année à la Nation.

«Le Cameroun est un et indivisible». Paul Biya a cru devoir le réitérer à l’occasion de son discours de fin d’année à la nation ce 31 décembre 2016. Répondant ainsi aux partisans de la division du triangle national, sous la forme d’une vision radicale et catégorique en deux entités, comme le réclame le Southerns Cameroon national council (Scnc), ou moins dur, ceux du fédéralisme. Le sujet était d’ailleurs le plus attendu dans cette déclaration, tant l’actualité ces dernières semaines a été marquée essentiellement par des préoccupations relatives à l’unité nationale. Avec les émeutes des régions anglophones, nées des revendications des avocats et des enseignants d’expression anglaise. Ce, 44 ans après l’unification du Cameroun. «Nous marchons sur les … par les pères fondateurs», souligne Paul Biya. Confondant ainsi ceux qui estiment que les Accords de Foumban ont été dévoyées. Plus clairement, que les citoyens originaires de la rive gauche du Moungo ont été dupés par ceux de l’autre rive.

Paul Biya pour qui «ces événements nous interpellent profondément dans notre chair et dans notre esprit», est d’autant plus touché que «par le fait d’un groupe de manifestants extrémistes, manipulés et instrumentalisés, des Camerounais ont perdu la vie ; des bâtiments publics et privés ont été détruits ; les 3 symboles les plus sacrés de notre nation ont été profanés ; les activités économiques ont été paralysées momentanément». Simplement «inacceptable», qualifie-t-il. Pourtant le premier Camerounais est d’accord avec les contestataires sur le fait que «chaque citoyen est bien fondé d’exprimer son opinion sur tout sujet de la vie nationale, y compris par l’observation pacifique d’un mot d’ordre de grève, dûment déclaré». Un droit que certains ont abusé en usant de violence pour poser leurs problèmes. Pour autant, «en pareille circonstance, l’Etat a le devoir impérieux de rétablir l’ordre, au nom de la loi et dans l’intérêt de tous», rappelle-t-il. Insistant sur le fait que «l’unité du Cameroun est donc un héritage précieux avec lequel nul n’a le droit de prendre des libertés». Mais que, «comme toute entreprise humaine, notre expérience n’est pas parfaite. Elle a des aspects perfectibles».

«L’Etat a le droit de restaurer la paix»

En admettant que «ces voix ont, dans bien des cas, soulevé des questions de fond que l’on ne saurait négliger», l’homme qui a hérité de l’épineux dossier de l’unité nationale constamment contesté par certains compatriotes, «condamne de façon énergique tous les actes de violence, d’où qu’ils viennent, quels qu’en soient les auteurs». Enseignant que «rien de grand ne peut se construire dans la surenchère verbale, la violence de rue et le défi à l’autorité», Paul Biya promet la fermeté et la dureté de la loi contre les fossoyeurs de cette unité nationale. Non sans réitérer son engagement à trouver des solutions aux problèmes posés. En attendant, «l’Etat a le droit de restaurer la paix», assure-t-il. Une menace à peine voilée contre les auteurs des violences. Certainement ceux qui oseraient poursuivre la partie. Sous pression, le gouvernement a dû relaxer la presque totalité des manifestants interpelés.

Dernière modification le samedi, 31 décembre 2016 22:03

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