mercredi 20 septembre 2017
Connexion S'inscrire

Connexion

FLASH INFO

Parlement : Dernières heures de gloire pour Niat et Cavaye ? Spécial

La nomination de Mafany Musonge à la Commission nationale du bilinguisme semble déjouer les pronostics dans une redistribution de cartes «annoncée». Contexte oblige.


La chronique politique voit Paul Biya très proche d’un remaniement au sommet de l’Etat, notamment au Parlement. A la faveur du contexte sociopolitique du pays, marqué par la grève qui a cours dans les deux régions d’expression anglaise. Les villes mortes non reconnues officiellement mais qui se poursuivent dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest depuis fin novembre 2016. Après les trois missions officielles commises par les Services du Premier ministre en ces terres en rupture de ban avec la république du Cameroun, beaucoup d’observateurs estiment qu’il y a lieu de changer d’interlocuteurs. «Un des problèmes est que Yang est u fils de la région; c’est comme si on lui avait demandé d’aller lui-même négocier avec ses frères. Or en même temps, il a des origines qui le trahissent, et il est vu dans le Nord-Ouest particulièrement comme un home de Yaoundé», analyse un chroniqueur politique.


Le mot est lâché. Ce que pense un sénateur influent. «Il y a une loi non écrite dans ce pays, qui stipule que quand le chef de l’Etat est francophone, la seconde personnalité de la république doit être un anglophone», écrit le journal The Median. Une loi très évoquée ces derniers temps par nombre de compatriotes originaires des régions anglophones, comme étant une des résolutions des accordes de Foumban en 1961. Lesquelles ont abouti à la réunification des Cameroun oriental et occidental. Sur cette base, beaucoup croient voir Paul Biya, le faiseur de rois de la république, réorganiser la mangeoire au sommet. Ainsi, la présidence du Sénat pourrait échoir à un anglophone. Du coup, «Mafany Musonge était déjà pressenti pour occuper ce poste au départ. Lui qui avait tout de même été Premier ministre, ne pourrait ne pas y prétendre», suppute un chroniqueur politique. Mais l’homme vient d’être nommé à la tête de la Commission nationale du bilinguisme et du multiculturalisme. Une entité nouvellement créée pour juguler la crise qui sévit en zones anglophones. Du coup, dans ce registre des hommes ayant fait leurs classes dans l’appareil politique de l’Etat, et répondant à ces critères non écrits et édictés par la rumeur, puis amplifiés par l’opinion, Simon Achidi Achu demeure l’unique joker.


A moins que Paul Biya aille chercher dans la Chambre basse du Parlement l’oiseau rare. Ici, le Social democratic front contrôle le Nord-Ouest (16/19). Nul doute que la figure la plus emblématique est Emilia Mojowa Lifaka. En récompense de sa longévité à l’Assemblée nationale, la député du Fako qui géra le dossier de la procuration contestée d’Ayah Paul Abine en 2008, pourrait être récompensée pour services rendus au parti et au régime. Equilibre genre oblige. A moins que Paul Biya décide de poursuivre sur sa méthode traditionnelle : la surprise.


Toujours est-il que c’est en période de crise que Paul Biya a décidé d’adopter le schéma triangulaire actuel de gestion du pouvoir exécutif. Après des flottements entre 1982 et 1992, Paul Biya a définitivement opté pour l’Assemblée nationale au Grand Nord et les Services du premier ministre aux Anglophones (Nord-Ouest et Sud- ouest). L’avènement du Sénat a associé l’Ouest aux affaires. Pour un début. Rien n’empêche que Paul Biya opère un changement de chaises musicales au sommet. Entre Niat Njifenji et Cavaye au perchoir depuis 25 ans, une tête pourrait tomber. Yang Philemon, lui, ayant déjà battu le record de longévité à la primature.

Dernière modification le lundi, 20 mars 2017 20:56

LES DERNIERS ARTICLES

LES DERNIÈRES VIDÉOS

+ DE POLITIQUE

0
Partages
0
Partages