mardi 25 juillet 2017
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Guerre contre Boko Haram : Le Cameroun déclare avoir libéré 5000 otages Spécial

Le porte-parole du gouvernement l’a annoncé hier soir au cours d’une conférence de presse.


«Ce n’est pas une réponse à Amnesty international, mais le peuple camerounais a le droit de savoir ce qui se passe au front». Issa Tchiroma tente ainsi de ne pas focaliser l’attention sur l’Ong qui tire généralement à boulet rouge sur le Cameroun, engagé dans la guerre contre Boko Haram. Et qui ne l’a pas loupé récemment dans son dernier rapport. Pour le ministre de la Communication (Mincom), le plus important c’est le peuple camerounais qui souffre dans sa chair, à cause des exactions de cette secte qui terrorise une partie du Sahel et dont le Cameroun. Et le dernier fait d’armes que tient à rendre compte le gouvernement, est l’«Opération Thunder II» qui s’est déroulé entre le 26 février au 7 mars 2017 sous la bannière du Secteur 1 de la Force Mixte Multinationale, appuyée par les opérations Alpha et Emergence et «en parfaite synergie avec les Forces Armées nigérianes», souligne Issa Tchiroma. Une opération transfrontalière «qui a consisté dans un premier temps à ratisser tous les villages voisins de la frontière à l’intérieur du territoire camerounais, sur une distance de 50 kilomètres dans le département du Mayo Sava. Dans un deuxième temps, les forces mixtes engagées au combat ont entrepris de rechercher et de déloger des terroristes du groupe Boko Haram dans leurs retranchements en territoire nigérian, dans une profondeur de 25 kilomètres et sur un front de 40 kilomètres», explique-t-il.


Avec une moisson abondante : pas moins de 21 suspects arrêtés et qui sont en cours d’exploitation par le Cameroun et le Nigéria, un camp de refuge de Boko Haram détruit à 100% dans les hauteurs des Monts Mandara, un dépôt de carburant complètement détruit, un entrepôt d’explosifs consumé, la concession d’un leader Boko Haram servant en même temps de lieu de regroupement des terroristes détruite, plusieurs armes récupérées, de même qu’un véhicule, 08 motocyclettes, 49 bicyclettes et divers objets de propagande dont des drapeaux Boko Haram récupérés et détruits, cite Issa Tchiroma Bakary.


Et l’enquête sur la mort du général Kodji et autres alors ?


En revanche, «aucune perte en vie humaine n’est à déplorer côté camerounais», se satisfait le tam-tam de Paul Biya dans cette guerre déclarée par le gouvernement camerounais. Les jours du sergent Hlatsounga François du BIR, blessé par balle, ne sont pas comptés, apprend-on. Plus important, souligne le porte-parole du gouvernement, 5000 otages libérés, composés en majorité des femmes, des enfants et des personnes du troisième âge. Avec comme cerise sur le gâteau, ce bébé né dans le camp Bir de Kolofata pendant le transfert des captifs.


Alors que le Mincom se gargarise de cette transparence du gouvernement dans cette guerre «qui engage notre nation entière, du Nord au Sud, de l’est à l’Ouest», la presse s’inquiète que Boko Haram ait pu prendre autant d’otages et que le gouvernement eût gardé un silence si retentissant. Le porte-parole du gouvernement se contente de répondre que «le gouvernement est déterminé à combattre avec la dernière énergie cette secte et l’anéantir». Se félicitant de ce que Maroua a retrouvé son ambiance habituelle. Le message n'est vraiment pas destiné (uniquement) à Amnesty international. Pour le gouvernement, le peuple à plus besoin d'information et d'assurance. Quid de l’enquête sur la mort du général Jacob Kodji et les trois autres officiers en janvier dernier ? «Ce relève du secret-défense ; les résultats seront transmis à qui de droit», s’en contentera la presse.

Dernière modification le mercredi, 15 mars 2017 12:01

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