mercredi 28 juin 2017
Connexion S'inscrire

Connexion

FLASH INFO

Alain Mosely Nkong : «Je m’étais échauffé de la 20e mn à mon entrée sur le terrain» Spécial

L’ancien attaquant des Lions indomptables, aujourd’hui basé en France où il passe ses diplômes d’entraineur, est le héros de la demi-finale Cameroun-Ghana (1-0) de la Can 2008. Buteur providentiel ce jour-là, il qualifiait les Lions pour la finale grâce à une banderille acérée placée dans les buts de Kingston. Son œuvre est restée indélébile chez de nombreux fans de la sélection camerounaise, et l’ancien joueur du Canon de Yaoundé le ressasse volontiers dans un entretien exclusif, la veille de ce Cameroun-Ghana (Can 2017), un remake de la demi-finale de la Can 2008.

Comment allez-vous. A bientôt 38 ans, que devient Alain Nkong ? Avez-vous déjà quitté définitivement les terrains de football ? Si oui, que faites-vous depuis votre retraite ?


Je continue à jouer avec une équipe de Cfa 2 (AS Soisy-sur-Seine), mais j’ai mis ma carrière internationale entre parenthèses, parce qu’il fallait que je passe d’abord mes diplômes d’entraineur Fifa A, dans un institut de formation de football. J’ai eu le BMF, et maintenant, je cherche le BF Pro, que je vais valider au mois de mai. Nous sommes un groupe de vingt-cinq anciens joueurs professionnels, parmi lesquels le Gabonais Daniel Cousin… Donc, c’est ce à quoi je m’attèle, tout en jouant aussi.


Suivez-vous la Coupe d'Afrique des nations de là où vous êtes?


Bien sûr ! Surtout les matchs des Lions indomptables.


Comment jugez-vous le niveau de la compétition ?


Pas mal de toute façon. Les équipes montent en puissance. Il n’y a plus de petites ou de grandes équipes. Elles se valent. Il y a aussi beaucoup de surprises, avec de grands joueurs qui nous font rêver. Mais aussi des déceptions. Ma meilleure surprise jusqu’ici, c’est l’Egypte et le Cameroun aussi. Ce sont deux pays qui sont montés en puissance. Les équipes qui étaient attendues ont déçu et sont déjà éliminées. Pour aborder une compétition de ce type, il faut bien se préparer, ce ne sont pas des matchs amicaux.


Votre avis sur le parcours du Cameroun. Avez-vous cru en cette équipe qui se retrouve aujourd'hui en demi-finale ?


J’ai toujours cru en notre équipe. J’ai regardé le premier match (face au Burkina Faso : 1-1, Ndlr), ce n’était pas vraiment ça. Au fur et à mesure qu’on évoluait dans la compétition, elle montait en puissance. Contre le Sénégal, je n’étais pas inquiet. Je savais que ça devait passer pour nous, parce qu’on a un bloc, et on joue à onze, on attaque ensemble et on défend ensemble. Et ce n’est que de cette façon qu’on peut gagner les matchs.


Cameroun-Ghana en demi-finale. Qu'est-ce que ça vous rappelle ?


Ça me rappelle Accra. La demi-finale de la coupe d’Afrique 2008 où on s’est imposés 1-0. Le Ghana est une très grande équipe. Ils ont quand même déjà joué sept demi-finales. Mais cela n’empêche rien. J’espère que l’histoire va se répéter, même comme c’est une équipe très expérimentée. L’atout des Lions, c’est qu’ils sont jeunes, ils bagarrent ensemble, ils attaquent et défendent en bloc. Avec eux (Ghanéens), il faut éviter d’arriver aux prolongations.


Racontez-nous votre exploit ce jour-là. Comment personnellement vous avez préparé ce match, de votre statut de remplaçant jusqu'à votre entrée et ce but salvateur ?


Après le match contre l’Egypte, j’ai fait une belle entrée au deuxième match (Cameroun-Zambie 5-1). Au troisième match (Cameroun-Soudan : 3-0) je n’ai pas joué. Le quart de finale aussi contre la Tunisie (3-2), je n’ai pas joué. Mais je continuais à travailler tous les jours et à supporter l’équipe, parce que mon objectif était qu’on aille le plus loin possible. Notre objectif était de gagner cette coupe d’Afrique. La veille du match, on a une séance d’entrainement, durant laquelle on travaillait les coups de pieds arrêtés. Il y a eu des incompréhensions dans la tanière, avec beaucoup de voix dans la soirée. Ça s’est calmé à un moment. On est restés concentrés. Le matin, le coach (Otto Pfister), nous a réunis pour remettre de l’ordre. Bien avant, on avait fait une réunion entre joueurs.


Que s’est-il passé concrètement cette veille de match ?


Ce n’était qu’une incompréhension entre Geremi et moi. On travaillait des coups de pieds arrêtés, puis il y a eu un malentendu, et les voix se sont élevées. Il n’y rien eu de grave. Vous savez, Geremi ne parle pas beaucoup, et j’ai cru que c’était fini sur le terrain. Après, il est revenu vers moi, on s’est disputés, et les autres joueurs sont arrivés et nous ont calmés, et ça s’est arrangé. D’ailleurs, quand j’ai marqué le but, je suis allé l’embrasser. Et c’était fini, surtout qu’il est aussi un grand homme. Peut-être c’était un coup de pression par rapport au match, parce que beaucoup de choses avaient changé (…) Le jour du match, à la 20e minute, le coach m’envoie à l’échauffement. A la mi-temps, je veux aller dans le vestiaire, il refuse, et me dit de continuer à m’échauffer. Je l’ai fait jusqu’à mon entrée en jeu. Ça jouait bien, on était conquérants. Dans un une-deux avec Eto’o, j’ai joué le coup, j’ai fixé le gardien et j’ai marqué.


Quels conseils pouvez-vous donner à vos cadets pour pouvoir battre ce Ghana expérimenté avec sa pile d’individualités ?


Tout ce que je peux leur dire est que ce match est décisif. C’est quasiment la dernière ligne droite. Si on joue comme on a joué contre le Sénégal, et on reste concentrés pour mettre une ou deux occasions au fond, on peut se qualifier. Mon souhait est qu’ils croisent l’Egypte en finale et qu’ils la batte. Ça me ferait beaucoup plaisir (rires).

Source: La Nouvelle expression

Dernière modification le jeudi, 02 février 2017 12:18

LES DERNIERS ARTICLES

LES DERNIÈRES VIDÉOS

0
Partages
0
Partages