dimanche 25 juin 2017
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Crise en zone anglophone : La répression commence Spécial

Les premières mesures prises par le gouvernement pour « imposer » la paix.


Après des échecs enregistrés lors des trois derniers rounds des négociations engagées par le gouvernement pour ramener la paix dans les deux régions anglophones paralysées par des villes mortes dues aux revendications portant sur la marginalisation des populations de l’ancien Cameroun occidental, Paul Biya a décidé de passer à la vitesse supérieure. Et la conférence de presse donnée lundi dernier par Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication (Mincom) en donnait déjà le ton. Le porte-parole du gouvernement déclarait qu’«aucun pays au monde n’a jamais accepté de se laisser prendre en otage par une poignée de dissidents». Attribuant aux contestataires radicaux «des prétentions purement politiciennes». Du coup, un arrêté du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd) suspendait les activités du Southerns Cameroon national council (Scnc) et du Cameroon civil society consortium (Cacsc). La première est un regroupement clandestin qui réclame la sécession de la partie anglophone du pays depuis plusieurs années ; la seconde est une jeune association qui a pris des galons avec l’éclatement de la crise actuelle.


Au soir de cette sortie au ton martial, l’on annonçait des arrestations dans divers secteurs de la vie de la nation. Outre Me Nkongoh et Fontem Nebah dans la nuit du 16 au 17 janvier, des sources annoncent l’arrestation de Mancho Bibixy, l’un des leaders de la résistance radicale du 8 décembre 2016 et qui avait disparu de la circulation depuis quelques semaines, n’agissant plus que dans l’ombre. «Les hommes cagoulés ont fait irruption dans son domicile vers 2h du matin», informe une source. Avant d’indiquer qu’«il sera acheminé sur Yaoundé pour une interrogation musclée». Mais aussi, des députés à l’assemblée nationale pro-sécession et un haut responsable politique du Nord-Ouest dont l’identité n’a pas été révélée. L’on annonce une session extraordinaire de l’assemblée nationale en vue de lever l’immunité parlementaire des députés en question.


Une information relayée par Gervais Mburu de la Crtv fait état d’une perquisition effectuée au domicile d’un censeur du lycée Ccast de Bambili, âgé de 45 ans, qui a révélé que l’homme disposait d’une somme de 119 millions de francs Cfa, de 10 000 T-shirts floqués des symboles de l’Ambazonie, des milliers de drapeaux de l’Ambazonie, etc. De même que «de multiples fiches de retrait d’argent en provenance d’Afrique du sud, France, Grande Bretagne et Etats-Unis». Les premières personnes interpellées seraient déjà en détention à Yaoundé.
Entre temps, la zone à problème vit quelque peu coupée du monde. Des sources concordantes parlent d’une coupure régulière de la connexion internet. Question de limiter les contacts avec l’extérieur.

Dernière modification le jeudi, 19 janvier 2017 19:18

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