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Dixiades 2016 : Une grève paralyse les jeux Spécial

A l’origine du malaise, une affaire de non-paiement de primes.


Après quatre jours de compétition, les Dixiades ont été perturbées ce 14 décembre 2016 par une grève qui a commencé à l’atelier judo et karaté. «Ce matin, les encadreurs ont décidé de rentrer dans leurs primes avant d’engager la journée ; les organisateurs ont durci, puis il y a eu des négociations», informe une source à Ebolowa où se tiennent les Jeux nationaux. C’est que «généralement on paie les primes d’encadrement au départ ; les gars ne sont pas sûrs qu’ils les auront ; c’est pour cela qu’ils ont tenaient à les avoir avant de continuer», explique-t-on.


«Au départ, les athlètes ne réclamaient rien, mais dès qu’ils ont vu que la revendication des encadreurs a porté ses fruits, ils ont dit que c’est même eux qui font la compétition, ils dorment mal, ils sont mal nourris ; et puis on ne leur a même pas donné leurs primes. Ils ont donc décidé de rentrer dans le jeu aussi», apprend-on. Du coup, les judokas ont décidé de ne pas compétir. Occupant les tatamis. Plus tard, rejoindront les lutteurs programmés eux aussi dans la même salle. Après échec des négociations, on agitera la menace. «M. Mekeme Michel qui est président de la commission d’arbitrage a intimidé les gars, parce que parmi eux, il y a des internationaux et ceux qui aspirent à une place à l’équipe nationale, en leur disant par exemple que ‘’faites attention à os sélections’’, mais ça n’a toujours rien donné», renseigne un proche de l’organisation.

 

En l’absence de Kalkaba Malboum, le président du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc), que des sources annoncent à Yaoundé, un groupe de négociateurs comprenant entre autres François Marc Modzom, représentant des arbitres, le pasteur Libom Likeng et un représentant du Cnosc ont essayé la carotte, «en faisant des promesses au nom du président Kalkaba», le patron du Cnosc. Niet, leur ont opposé les grévistes. Alors qu’entre temps, le président de la fédération camerounaise de judo est arrivé en urgence de Yaoundé. "M. Mekeme leur avait déjà dit que le judo c’est leur vie et que les compétitions ne s’arrêteront pas ici, ça a radicalisé les positons». Le président de la Fécajudo ira jusqu’à «proposer 10 000F pour l’eau à chaque délégation, en attendant qu’il aille chercher l’argent». Un geste magnanime qui n’y change rien. «Les athlètes lui ont dit qu’ils préfèrent continuer la compétition demain après paiement de leurs primes», selon nos sources.

Dernière modification le mercredi, 14 décembre 2016 20:14

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