lundi 20 novembre 2017
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Revendication: des employés de le bus molestés par la police Spécial

les ex-employés de la Sotuc/16/11/16 les ex-employés de la Sotuc/16/11/16 @newsducamer.com

Alors que ces deniers ont bloqué la circulation au niveau du Rond-point Nlongkak pour revendiquer leurs droits, la police descendue sur les lieux de la grève ont malmenés et embarqués les manifestants.

Ils ont paralysés la circulation pendant près de trois heures de temps ce 16 novembre au niveau du carrefour Nlongkak à Yaoundé. Immobilisant deux bus, l’un à l’entrée du rond-point Nlongkak et l’autre au niveau de la vallée Nlongkak, les employés de la société le bus, ont tenu à se faire entendre et exprimer leur ras-le-bol. « Le ministère des Finances nous pousse dans la rue malgré nous », « depuis le 31 aout 2016, où est notre argent ? », « non aux apprentis sorciers », « non à l’arnaque », sont quelques messages affichés sur les vitres des bus et à l’entrée du siège de la Socatur par ces employés.

Ces derniers près de 125 au total réclament le paiement de 12 mois et demi d’arriérés de salaires, soit 842 millions de francs CFA à en croire le porte-parole des grévistes Hubert Mani. « Le Chef de l’Etat a déjà ordonné qu’on nous paye notre argent, or, le 15 novembre au cours d’une réunion tenue avec le représentant du ministère des Finances, il nous a fait comprendre que nous ne pouvions pas être payé, c’est la raison pour laquelle nous avons organisé cette grève », fait savoir tout rouge de colère Hubert Mani, alors que la police anti-émeute et le préfet du Mfoundi descendus d’urgence sur le site de la grève essaye de le contenir lui et ses camarades grévistes dans l’enceinte de la société le bus. « C’est de l’insurrection, messieurs, ne nous obliger pas à agir, rentrer dans vos locaux », tonne l’un des policiers.

Ce policier rejoins par une vingtaine de forces de l’ordre vont contraindre les grévistes à rentrer au sein de la Socatur. « Vous allez seulement nous tuer, tuez-nous, tuez-nous ? », s’écrient ces manifestants en essayant de s’enfuir. Rattraper par les forces de l’ordre, les grévistes, assis à même le sol, n’hésitent pas à appeler les journalistes au secours. « Sauvez nous, sauvez-nous, les journalistes regardez ce qu’ils nous font », s’écrient-ils désespérés en direction de Serge Atangana Bisso, journaliste à la télévision nationale et quelques confrères qui filmaient la scène.

Contraints de s’asseoir à même le sol, ces grévistes sont embarqués contre leur gré dans des pick-up de la gendarmerie garés juste à l’entrée de la société. Ceux des manifestants qui essayent de riposter sont emmenés de force et molestés avant d’être embarqués. « Vous allez directement à Kondengui, vous allez passer quelques semaines là-bas », lance l’un des policiers comme pour intimider ces grévistes. Alors que les pick-up transportant ces grévistes sortent de l’enceinte de la Socatur, les populations massées à l’extérieur pour suivre la scène ovationnent ces employés tassés dans ces pick-up.

Les véhicules s’ébranleront et prendront une direction que les forces de l’ordre refuseront de nous communiquer. Dans la foulée, le préfet du Mfoundi, Jean Claude Tsila convoquera une réunion de crise dans ses bureaux pour régler au plus vite cette situation.  Les grévistes même dans les pick-up promettent de ne pas en rester-là. Affaire à suivre.

Dernière modification le lundi, 21 novembre 2016 20:17

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