dimanche 25 juin 2017
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Can 2016 : Les chantiers inachevés du Cameroun Spécial

Plusieurs projets annoncés pour soutenir la candidature du Cameroun à l’organisation de la Can 2019, et donc 2016 aussi, n’ont pas encore été réalisés, à cinq jours du début.


Le 30 septembre 2016 était la date butoir pour les transporteurs par taxi de se conformer aux exigences du ministre des Transports de voir les villes camerounaises être dotées de taxis propres et présentables. Notamment Yaoundé, Douala, Limbé, Bafoussam et Buéa, qui accueillent les Coupe d’Afrique des nations féminine 2016 et masculine 2019. En engageant la campagne début septembre, Edgard Alain Mebe Ngo’o avait dressé un diagnostic du secteur des petites voitures jaunes. Lequel faisait état du non-respect du Code général de la route, l’absence de professionnalisme, le mauvais état physique des véhicules, la complaisance des centres de contrôle technique. Mais aussi, la mauvaise tenue vestimentaire des chauffeurs, le manque de courtoisie de ces derniers, l’absence de permis de conduire, le trafic de pièces personnelles, le défaut d’immatriculation et de la carte grise. Les minibus opérant dans les zones périurbaines, étant dans une opération d’autorégulation, ont simplement reçu l’Etat enfonçait une porte entrouverte. Ici, il était question pour les travailleurs de ce secteur de se conformer à l’unicité de couleurs, et à jouer les policiers entre eux-mêmes. Afin d’extirper les mauvais grains en interne.


Le taxi garde son image hideuse


Plus d’un mois après, et à cinq jours du coup d’envoi, la chasse aux transporteurs véreux n’a pas commencé. Dès le démarrage de la campagne de sensibilisation, le Mintransports avait convaincu les acteurs de ce secteur si bien que les uns et les autres entreprenaient de se mettre au pas. Sans contrainte. Avant d’être rattrapés par leurs vieux démons. «Ils ne nous ont pas donné un budget pour ça. Ils ont demandé de gros budgets qu’ils se partagent entre eux en haut, et à nous, on demande d’engager des dépenses que nous n’avons pas prévues», dénonce un taximan de Yaoundé. Pour ce dernier, «ce n’est pas quand on veut organiser la Can et avoir des étrangers ici, qu’on cherche à être propre. On doit apprendre à œuvrer pour notre propre bonheur et non pour les beaux yeux des autres». Les syndicats même qui avaient dit leur disposition à accompagner le gouvernement dans cette campagne, semble avoir démissionné. «Nous n’avons pas démissionné ; c’est le gouvernement qui devait impulser la chose. Ils n’ont plus rien dit et nous sommes restés tranquille», réfute Jean Collins Défosokeng, président du Syndicat national des employés du secteur des transports terrestres (Synester). Lui qui avait déjà indiqué le 20 septembre au site internet de la Crtv, qu’«on a dit au Ministère que nous ne pourrions avoir de beaux taxis que lorsque nous serions accompagnés par des centres de visite technique. Ces véhicules brinquebalants qui circulent encore sont ceux qui ont obtenus des documents de manière frauduleuse. Si les visites techniques jouaient leur partition à terme, on aurait des véhicules bons état». Un accompagnement qui devait se faire avec le soutien de l’Etat.


Le bus ne roulent pas toujours


Par ailleurs, et concernant toujours les transports, il était prévu de doter les villes de Douala, Yaoundé et Limbé, de bus devant servir au transport en masse. De quoi alléger l’évacuation des stades après les matchs. A cet effet, le 30 août 2016, le Mintransports avait signé une convention de partenariat avec Eximtrans Africa Sarl, porté par le constructeur automobile portugais Irmaos Mota. Des bus d’une capacité de 91 places dont 39 assises. Ladite convention visait à doter les villes de Yaoundé et Limbé, 40 bus pour le transport urbain, dont 25 pour la capitale, 5 pour Limbe. «10 autres de type Vip seront affectés au transport des équipes pendant la Can féminine de novembre 2016», avait indiqué Edgard Alain Mebe Ngo’o. A ce jour, plus aucune information sur le sujet. On apprend de sources informelles que la matérialisation du projet traîne «pour des raisons logistiques». Sans détails. Le partenaire portugais devait au préalable construire des arrêts-bus modernes. Ce qui n’a pas commencé jusqu’ici. Entre temps, les bus de transport des équipes et délégations officielles sont prêts et vont très bientôt être remis aux concernés.


Des routes défectueuses, l’hôpital toujours malade


Les routes, elles, devront attendre. Le double drame du 21 octobre 2016 (effondrement de la buse sur la nationale N°3 à Matomb, puis l’accident de train d’Eséka) a trahi la précarité du pays en matière de voies de communication. La construction de l’autoroute Douala-Yaoundé que le gouvernement a fait promettre par la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) à la Confédération africaine de football) comme gage d’un transport en toute quiétude entre les deux capitales du pays, patauge. Alors que la réhabilitation de la nationale N°3 dont la centaine de buses métalliques recensées le long de l’axe Douala-Yaoundé, vieilles de plus de trente ans, sont presque toutes en état défectueux, tarde à être engagée. Camair-co, en pleine relance, dispose de trois avions en service dont deux MA 60 qui pourront assurer les liaisons entre Limbé et Yaoundé. En même temps que la compagnie nationale assurera les liaisons régulières.


Sur un tout autre plan, le Cameroun continue de procéder aux évacuations sanitaires de ses barons et autres personnalités. Faute de plateaux techniques appropriés. Des plateaux techniques qui auraient dû être mis à jour dans le cadre du plan d’urgence triennal. Il a fallu que les malades du diabète paralysent les hôpitaux de Yaoundé courant octobre, pour que le chef de l’Etat se secoue et ordonne la mise à jour des centres d’hémodialyse des grands hôpitaux.

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