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Richard Epesse : « le gospel constitue mes fondements » Spécial

Richard Epesse Richard Epesse stéphane Ettein

Cet artiste de makossa parle de sa dernière actualité : sa participation au Gospel festival de Paris.

Les 11 et 12 novembre prochain, vous allez prester à la 13e édition du Gospel festival Paris. Comment préparez-vous cet événement?

Avec beaucoup de sérénité et de concentration car pour moi chaque prestation est prise au sérieux. Je tiens à remercier Digital Gospel Music de m’avoir invité à participer à ce spectacle, et je salue le choix avisé qui est le leur d’investir le lieu mythique de Music-Hall qu’est le théâtre des Folies Bergères au cœur de la capitale française. Ce rendez-vous des 11 et 12 novembre s’inscrit dans la continuité du spectacle Afrojazzgospel que j’ai initié avec le Label Kingdom Glory Show en Mars 2016 au Petit Journal Montparnasse à Paris et qui débouche par ailleurs sur un album en gestation.

Vous êtes connu comme un artiste de makossa, pourquoi cet intérêt pour le gospel ?

Le gospel est un registre supplémentaire de mon travail. Ce n’est pas un transit ainsi que cela pourrait le paraître, je ne trahis rien de ma sensibilité initiale, puisque dans mon premier album certains titres le reflètent. Le gospel (la bonne nouvelle, l’évangile de Jésus-Christ) est ce que j’ai reçu pour enseignement et constitue mes fondements. Je suis donc-là dans la continuité tant de ma foi que de ma démarche artistique.

Vous êtes artiste musicien camerounais de la diaspora et beaucoup de compatriotes ne vous connaissent pas. C’est quoi ton univers musical ?

La musique est fondamentalement faite, soit exclusivement de notes pour le cas des musiques instrumentales, soit de notes et de paroles, comme c’est le cas de la mienne. Or qui dit paroles, dit forcément usage d’une langue, le duala en ce qui concerne mon premier album Afrojazzmix. Cependant, si en effet le duala est la langue majoritairement utilisée dans le makossa, le duala n’est pas enfermé dans ce registre, et se prête avec bonheur à d’autres styles de musique et c’est le cas de la mienne. Dans cet album, vous trouvez quelques titres qui empruntent au makossa et la langue et les sonorités. Mais je dois dire que c’est essentiellement un travail de fusion musicale qui est la source de mon inspiration, d’où le nom Afrojazzmix. Cela dit, le Duala que je suis se doit au moins de noter à l’attention de quiconque ne le saurait, que le makossa est bel et bien un rythme du terroir sawa avec une rythmique très dansante jouée en arpèges avec un important soutien de la guitare basse ponctuant la marche.

Quelles sont les difficultés professionnelles auxquelles vous avez fait face jusqu’ici ?

La difficulté première aura été de définir mon identité musicale. Lorsque comme moi on a son actif de longues années de musicien de cabaret, il peut être difficile de savoir au milieu de tout cela, celui que l’on est vraiment et qu’est ce que l’on peut réellement apporter d’une part. D’autre part, l’une des étapes principales qui constitue un travail d’écriture et d’arrangement impose une certaine rigueur qui oblige à revoir sa copie plusieurs fois.
Enfin, il est important de trouver les personnes les mieux indiquées pour chaque intervention en studio, un choix qui se fait avec le souci de concilier la patte de chacun avec l’atmosphère de chaque titre. Je ne m’attarderai pas sur les difficultés techniques et financières liées à la production et à la distribution, car ce n’est un secret pour personne. Et pour finir, la piraterie qui ne vient rien arranger.

 

 

Dernière modification le vendredi, 11 novembre 2016 13:07

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