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Paul Biya à Idriss Deby: "C’est dans le malheur que l’on reconnait ses vrais amis" Spécial

  • samedi, 29 octobre 2016 08:02
  • Écrit par  Présidence de la République

Allocution prononcée par le président Paul Biya à l'occasion de la visite du président Tchadien Idriss Deby Itno à Yaoundé le 28 octobre 2016 

Monsieur le Président de la République du Tchad et Cher Frère, 

Mon Epouse et moi-même sommes heureux de vous accueillir, à nouveau, dans ce Palais, symbole de la nation camerounaise. 

Aussitôt informé de la catastrophe ferroviaire survenue dans mon pays, vous nous avez adressé les condoléances du peuple tchadien. Et à celles-ci, vous avez, en votre qualité de Président en exercice de l’Union Africaine, joint les condoléances des peuples africains. 

Cette tragédie, cette catastrophe, cette épreuve a bouleversé le peuple camerounais tout entier. Tant de nos compatriotes ont perdu la vie…Tant d’autres ont été blessés … 

En plus de votre message de condoléances, vous avez tenu à venir en personne aujourd’hui nous apporter le réconfort de votre amitié. Merci, Monsieur le Président et cher Frère. 

C’est dans le malheur, dit-on, que l’on reconnait ses vrais amis… 

Voilà pourquoi votre geste nous touche infiniment. Il ne nous surprend pas du reste, car nous sommes conscients de la profondeur, de la densité et de la solidité des liens qui nous unissent. Ces liens reposent sur des relations tissées, au cours de l’Histoire, entre deux peuples voisins qui ont beaucoup en commun. 

Dans la période la plus récente, ces relations ont montré que, lorsque la sécurité, voire l’existence de nos pays était menacée, nous étions capables, ENSEMBLE, de faire front et de faire reculer l’ennemi commun. 

Aujourd’hui, la sympathie et la compassion que vous êtes venu nous exprimer nous réchauffent le coeur. 

Au-delà, elles consolident, j’en suis sûr, notre commune détermination à développer encore plus nos relations dans tous les domaines. 2 

 

Même si l’heure n’est pas, aujourd’hui, de parler des projets de coopération, j’ai la conviction, Monsieur le Président et cher Frère, que la solidarité naturelle qui existe entre le Tchad et le Cameroun sortira renforcée des épreuves auxquelles nous devrons faire face. 

Les condoléances ne ressuscitent pas le défunt. C’est vrai. Mais elles entretiennent, elles consolident et densifient la confiance entre ceux qui restent. 

Cher Frère, 

Merci encore du fond du coeur d’être venu. 

Je vous invite maintenant à lever vos verres à l’amitié, à la solidarité entre le Tchad et le Cameroun.

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