dimanche 22 octobre 2017
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Drame d’Eséka : Paul Biya désavoue Mebe Ngo’o et Nganou Djoumessi Spécial

Le ministre des Transports a été ignoré dans la constitution de la commission d’enquête.


Dans un décret rendu publique hier 25 octobre 2016, le président de la République a constitué une commission d’enquête en vue de statuer sur la catastrophe d’Eséka survenue le 21 octobre dernier. Placée sous la présidence du Premier ministre Philemon Yang, la «Commission» comprend comme membres, le ministre de la Justice, Garde des sceaux (Laurent Esso), le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (René Sadi), le ministre délégué à la présidence chargé du Contrôle supérieur de l’Etat (Rose Mbah), le secrétaire d’Etat à la défense chargé de la Gendarmerie nationale (Jean Baptiste Bokam) et le délégué général à la sûreté nationale (Martin Mbarga Nguele). Et comme rapporteur le secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité.


La commission Yang a pour missions de déterminer les causes de cet accident ferroviaire et proposer des mesures visant à limiter les risques de survenance d’une telle catastrophe, établir les responsabilités y afférentes, évaluer la gestion de cette catastrophe, l’assistance aux victimes et faire toute proposition pertinente y afférente. A cet effet, Yang et compagnie auront la latitude d’entendre toute personne susceptible de contribuer à la manifestation de la vérité, en tant que de besoin».


Edgard Alain Mebe Ngo’o et Emmanuel Nganou Djoumessi, respectivement ministre des Transports (Mintransports) et ministre des Travaux publics (Mintp), dont les départements sont directement concernés par l’incident de Manyaï et le drame d’Eséka. Eux qui, principalement interpellés, ont été les premiers membres du gouvernement à réagir. Sauf que ces deux personnalités semblent a priori être «responsables» à divers niveaux, de la catastrophe. En raison de leurs domaines de compétences. Et en l’absence de ces deux ministres, aucune autre personnalité de leurs départements ministériels n’y est impliquée. Peut-être que des experts de ces différents domaines pourront être sollicités comme le prévoit le décret nommant les membres de la commission d’enquête.

La nature des membres de cette commission ne rassure pas l’opinion. «Cette commission constituée de 7 personnalités membres du gouvernement n'est rien d'autre qu'une commission d'enquête gouvernementale», fait observer Denis Emilien Atangana, activiste politique. Alors, «la question qu'on peut se poser est de savoir pour quel résultat ? Le principe de la solidarité gouvernementale n'est-elle pas une entrave pour la manifestation de la vérité dans cette enquête gouvernementale ?», se demande-t-il. Pour l’opposant au régime de Yaoundé, «le Président de la République pour une question d’impartialité et d'objectivité aurait pu créer une commission d'enquête parlementaire et y associer deux syndicalistes du domaine ferroviaire».


Yang Philemon et ses collaborateurs disposent d’un délai de trente jours pour rendre leur copie. Entre temps, les deux ministres dont les responsabilités des départements sont engagées, vivent certainement sur le qui-vive. L’un subissant la foudre de l’opinion sur ses sorties contradictoires lors de la survenance du drame, et l’autre se battant pour faire des replâtrages sur l’axe lourd Douala-Yaoundé. Notamment la voie de contournement qui permettant d’assurer la desserte, le temps de construire un nouveau pont sur le cours d’eau Manyaï.

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