dimanche 22 octobre 2017
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Yaoundé-Douala : Chez Camair-co, à quelque chose, "malheur" est bon Spécial

La compagnie nationale de transport public a réajusté ses plans de vol.


«Suite aux perturbations survenues ce jour sur l’axe lourd Douala-Yaoundé et sur la voie ferrée, le programme de vols de la compagnie aérienne nationale a été réaménagée, en privilégiant le réseau domestique, pour faciliter les déplacements des populations entre les deux villes». C’est la substance d’un communiqué signé d’Ernest Dikoum, le directeur général de la Camair-co ce 21 octobre 2016. En réaction aux deux drames qui ont frappé le Cameroun, sur les deux principales voies de communication qui relient les deux principales villes du Cameroun. Question de mettre la compagnie qu’il dirige, au service de voyageurs coincés entre l’effondrement de la chaussée sur la rivière Manyai, et le déraillement du train 152 parti de Yaoundé à 11h15, au niveau d’Eséka.


Ernest Dikoum ne pouvait s’empêcher de saisir cette opportunité pour pouvoir enfin imposer la Camair-co aux Camerounais qui critiquent leur compagnie aérienne nationale ; et rechignent à s’y essayer massivement. Malgré les changements managériaux effectués à intervalles de temps réguliers depuis la création de cette compagnie sur les cendres de la Camair. Le nouveau Directeur général de la Cameroon airlines corporation (Camair-co) qui, il y a encore une semaine encore, exhortait les Camerounais à laisser un peu la route pour prendre l’avion, au détour d’un entretien sur les antennes du poste national de la Cameroon radio television (Crtv), avait peut-être vu à l’avance les drames qui ont frappé le pays ce 21 octobre. D’autant plus que sa sortie avait un lien avec le mauvais état des routes camerounaises qui sont souvent à l’origine de nombreux accidents de la route.


Explosion du trafic aérien


Et quelques jours après, la nature donne raison à Ernest Dikoum. En paralysant tour à tour l’axe routier Douala-Yaoundé, au niveau de Matomb. Une distraction qui a eu pour conséquence de drainer des foules vers la Camrail pour une hécatombe. Du coup, la route et le chemin des fers sont mis hors circulation. Ne reste plus que la voie aérienne pour relier Douala à Yaoundé. Et la Camair-co n’a pas hésité à se mettre au service des voyageurs pris ainsi dans leur propre piège. L’urgence était si signalée qu’Ernest Dikoum a signé un document arrivé un an plus tôt, soit le 21 octobre 2017. Quoi qu’il en soit, le programme prévoyait déjà hier dès 14h30, une série de sept vols aux départs de Douala et Yaoundé. Et dès ce samedi, six vols au départ de chacune des deux villes. Cela survient au moment où Camair-co était déjà engagée dans une campagne de séduction, avec un montant de 30 640FTtc en aller et retour entre les deux capitales du pays ; et 24 970 en aller simple. La paralysie des concurrents est simplement une «occasion» à saisir pour une compagnie qui, dans tous les cas, sera désormais très sollicitée. Surtout que la durée du vol est réduite par rapport au train et à la voiture, soit à peine une trentaine de minutes contre trois heures minimum pour les autres.

Dernière modification le vendredi, 21 octobre 2016 21:54

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