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Dja et Lobo : Le préfet se rebelle, Paul Biya le limoge Spécial

Le président de la république a relevé de ses fonctions le préfet de son département d’origine ce soir.


Au cours du journal parlé de 20h sur le poste national de la Crtv, le président de la république a relevé de ses fonctions Bernard Marie Mba, le préfet du département du Dja-et-Lobo. Le chef de terre de Sangmélima sera remplacé par son homologue du département de la Mémé, Koulbout Haman David. Au-delà d’un simple acte administratif, l’urgence qui a commandé cette sortie du chef de l’Etat, pourtant encore en séjour loin des frontières camerounaises, est révélateur de l’état d’âme de l’homme-lion.


Celui qui est désormais l’ex préfet du Dja-et-Lobo, était devenu un électron libre, coutumier de maladresses, parfois en rupture avec les usages de la république. Le dernier acte que l’homme pose sous forme de frasque, est cette rébellion qu’il entame devant ses services le 12 septembre 2016. «Il a eu un problème avec un journaliste de Colombe Fm. Il a fait arrêter le journaliste par le commandant de compagnie qui a par la suite demandé le motif de son arrestation, ce que le préfet n’a pas pu donner. Le Commandant l’a relaxé ; il a saisi le commissaire spécial pour qu’il arrête le même gars ; le commissaire a également demandé le motif qu’il n’a pas produit. Celui-ci a refusé d’arrêter le journaliste. Il s’est assis sur une chaise devant ses services et brayait que, puisque plus personne ne respecte ses ordres, il ne tiendra plus de réunion d’état-major de sécurité», rapporte une source journalistique à Sangmélima. Le journaliste en question se nomme Medjo Nti, en service à Colombe Fm, une radio communautaire de Sangmélima.


C’est certainement la goutte d’eau qui déborde le vase. Puisque «le préfet s’est déjà plaint, et des traces sonores existent, que les gens du Dja-et Lobo ne l’aiment pas, et veulent qu’on l’enlève, disant qu’il est vieux et qu’il ne travaille pas, alors que Paul Biya est plus vieux que lui, mais est toujours là», d’après une source à Sangmélima. Une attitude qui agace les élites du coin. Pire, apprend-on, «il dit que Paul Biya n’a pas pu construire sa ville natale en 33 ans de pouvoir, contrairement à Ahidjo qui l’a fait avec Garoua», d’après un journaliste à Sangmélima.
En décembre 2015, l’homme avait déjà fait parler de lui, lors d’un conseil municipal. «Las d’attendre le préfet pour l’ouverture des travaux, les autorités municipales vont lancer la session. A la surprise générale c’est au moment de l’exécution de l’hymne nationale que le préfet débarque et ordonne de tout interrompre», racontait alors le site internet camer.be. L’article ajoute que le préfet imposa trois autres points à l’ordre du jour : la lecture du psaume 45, la lecture d’un arrêté portant création d’une commission qu’il préside, chargée du contrôle de la gestion du maire et la lecture d’un autre arrêté portant interdiction d’accès à l’hôtel de ville à 16 conseillers municipaux. Ces indésirables seront sortis de la salle manu militari.

Dernière modification le vendredi, 30 septembre 2016 11:31

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