jeudi 19 avril 2018
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Cameroon olympic team : Qui a fait quoi à Rio ? Spécial

Après trois semaines passées à Rio de Janeiro, le Cameroun a plié bagages comme les autres 205 délégations nationales. Mais seules 87 pays ont pu enregistrer au moins une médaille. Avec en tête les Etats-Unis (121 médailles dont 46 en or), suivi de la Grande Bretagne (67 médailles dont 27 en or), de la Chine (70 dont 26 en or), la Russie (56 dont 19 or). Le top 5 est fermé par l’Allemagne (42 médailles dont 17 en or). Le Cameroun, lui, s’est contenté de participer, avec trois athlètes ayant réussi à traverser au moins le premier tour (Wilfried Seyi, Auriole Dongmo et Ali Annabel Laure). La rédaction fait le bilan des 24 athlètes de la Cameroon olympic team aux 31èmes Jeux olympiques modernes.

Boxe

Hassan Ndam Njikam (81kg) : Le cobaye de mauvais augure


A priori, il était une des rares chances de médailles dont pouvait rêver le Cameroun. Au regard de son ancienneté et surtout de son expérience. Déjà présent à Athènes en 2004, Hassan Ndam Njikam qui avait fait fausse route aux officiels camerounais, avait résolu d’évoluer désormais en boxe professionnelle, question de se délier des tares d’une boxe camerounaise qui a offert au pays sa première médaille olympique, mais qui n’a pas su capitaliser au niveau local. Et c’est le drapeau français qui a accueilli l’homme jadis éliminé en quarts aux Jo 2004. Douze ans après, l’homme s’est reconverti en amateur. Au bénéfice de son pays d’origine. Mais tous les espoirs placés en lui se sont écroulés comme un château de carte. Premier camerounais engagé, l’homme ouvrira le chemin d’une longue série de 3-0. Après avoir braillé pour obtenir une accréditation pour son entraîneur personnel. Une fois out, l’homme va se muer en cadreur, retransmettant en direct sur son mur facebook les combats de ses cadets. Et a terminé comme défenseur de la «cause des jeunes». Lui qui a annoncé des dénonciations de malversations contre les athlètes.

 

Simplice Fotsala (49kg) : Tout près du sujet


C’est à cause du Britannique Yafaï Galal que Simplice Fotsala n’a pas pu rectifier le tir manqué par Ndam Njikam d’entrée. Le sort avait déjà anticipé. Et le pugiliste camerounais s’est incliné sur un trois rounds à zéro. Seul un juge a cru voir le Camerounais prendre le dessus au second round (10-9) ; mais c’est l’inverse qui a été enregistré à tous les rounds et par tous les juges. Entre temps, le Camerounais avait été averti deux fois. Face à un adversaire plus jeune de quatre ans (23 ans). Comme ses prédécesseurs de Londres, l’homme quitte le village des jeux bras ballants. Peut-être la fin du rêve olympique aussi, lorsqu’on a 27 ans.

 

Wilfried Seyi Ntsengue (75kg) : Entrée réussie dans l’histoire… espoir garanti


Certes l’homme est retourné au pays sans médaille, mais l’apprentissage aura réussi. D’ailleurs, le boxeur des 75kg, plus jeune athlète de la bande, a su bousculer les lignes, ragaillardi par un titre de porte-étendard très lourd pour ses frêles épaules vieilles de 18 ans seulement, mais que l’homme a su porter. Au nom d’une nation affamée et envieuse. Mais un peuple qui semblait se retrouver dans ce jeune pugiliste qu’il a vu éclore aux Dixiades, faire ses premiers pas. L’élève de première dans un collège de Yaoundé a donc gratifié les fans d’une victoire d’entrée contre le Colombien Vivas Jorge Luis 2-1 (29-28, 29-28 et 27-30). Mais le chemin va s’arrêter au prochain tour, les lorsque le Lion tombera sur le Pharaon Abdin Hosam Hussein Bakr. Dans ces huitièmes de finale, le capitaine des troupes camerounaises chutera sur un 0-3 comme ses prédécesseurs (27-30, 27-30, 28-29). Du coup, le doute s’est renforcé dans les esprits au pays. Deux possibilités de victoires seules attendaient d’entrer en compétition : Auriole Dongmo et Ali Annabel Laure. Mais Seyi, lui, a su entrer dans l’histoire et se classe 9ème ex-aequo dans sa catégorie. Reste à ce garçon passionné de boxe de poursuivre l’apprentissage.

 

Smaïla Mahaman (64kg) : Sortie des rings sur un goût d’inachevé


Le long apprentissage qu’il a subi n’aura rien changé à son sort. Au moment où ses coéquipiers quittaient le pays pour Londres en 2012, Smaïla Mahaman en était encore à faire ses classes. Mais très vite l’homme a été projeté aux premiers rôles une fois que la fugue des boxeurs a imposé une recomposition de l’équipe nationale. A Rio, le sort n’a pas été différent que celui de ses prédécesseurs. La faute au Turc Batuhan Gozgec qui n’a donné aucune chance au Camerounais de faire plus d’un tour. Défaite aux points (3-0). La décision des trois juges donne (30-27, 30-27, 30-27). A trente ans sonnés, Smaïla Mahaman n’a presque plus de chance d’être à la prochaine édition, dans quatre ans.

 

Lutte

Rebecca Muambo (48kg) : Amortie par l’âge

En lutte, c’est Rebecca Muambo qui avait engagé la série noire. La lutteuse des 48kg a essuyé un cinglant 10-0 face à la Bulgare Elitsa Atanasova Yankova, 21 ans et sa cadette de dix ans. L’observation en guise de commentaire des juges à la fin du combat est la grande supériorité de la Russe. Cette dernière poursuivra sa carrière pendant que la Camerounaise pensera à la retraite. A défaut de se contenter de quelques titres nationaux encore. L’arène des jeux olympiques étant la cour des grands.

 

Emilienne Essombe Tiako (53kg) : L’effort aura été insuffisant


Ses efforts n’auront suffi qu’à réduire le lourd score enregistré par a compatriote d’entrée dans la discipline. Joseph Emilienne Essombe Tiako ne marquera pourtant pas de points. D’ailleurs en seconde période la Camerounaise succombe à la pression et chute. Résultat, un bon 8-0 contre la Vénézuélienne Betzabeth Angelica Arguello Villegas. Et pourtant la Camerounaise avait glané quelques deux kilos à la pesée la veille ; mais la messe semblait déjà dite. Et l’aînée (28 ans contre 25) ne pouvait que troquer le droit d’aînesse contre un apprentissage tardif.

 

Ali Annabel Laure (75kg) : Si près de la médaille


C’est par vengeance qu’Ali Annabel Laure, 30 ans, rentre dans l’arène en 1/8 finale contre la Vénézuélienne Jarimit Leonor Weffer, son aînée d’un an. Une victoire rapide (6-0) suffit pour avancer. Mais en ¼, la Kazhake Guzel Manyurova, 38 ans, est plus avisée. Elle prend le dessus (6-8). Mais le chemin ne s’arrête pas pour la vice-championne du monde 2013, repêchée par les lois de la discipline, puisque son adversaire des quarts atteint la finale. Une chance que l’originaire d’un Nord-Cameroun, terre de lutte, saisit et neutralise la Hongroise Nemeth Zsanett (1-3). Mais en finale de bronze, le coup de génie de la Russe Ekaterina Bukina a raison de l’esprit patriotique d’une lutteuse convalescente (6-3).
Si le porte-étendard du Cameroun à Londres 2012 se classe 5ème échouant au pied du podium, elle poursuit tout de même sa marche vers le sommet. En 2008, Ali avait fini 16ème, et quatre ans après, elle occupait le 7ème rang ; aujourd’hui, encore deux places gagnées. Passant à côté d’une des deux médailles de bronze de la lutte. Ç’aurait d’ailleurs été le seul métal camerounais, puisque la lutteuse, en combattant en finale de bronze, restait la dernière athlète Vert-rouge-jaune encore en compétition.

Athlétisme


Auriole Dongmo, lancer de poids : Un grand pas pour le Cameroun, mais…

Aras photo


La bataille était perdue d’avance pour Auriole Dongmo en allant à Rio. La meilleure lanceuse du Cameroun avait obtenu sa qualification par un jet de 17m76, soit à peine un centimètre de plus que le minima requis. C’est dire qu’en réalisant une performance de 17m92, Auriole Dongmo qui était à 16m84 il y a deux ans, ne fait continuer sa progression vers le sommet. Elle gagne 16cm dans son record personnel ; mais reste éloignée des 17m74 de la Néo-Zélandaise Valerie Adams, leader olympique. La Camerounaise se classe désormais 10ème sur les 36 finalistes de Rio.

 

Sandrine Mbumi Nkouindjing, triple saut : Moins bonne qu’avant


Les triple-sauteuses de Rio n’ont pas fait oublier François Mbango. Pas même sa compatriote Sandrine Mbumi qui était alignée dans cette discipline qui a offert au Cameroun ses deux dernières médailles aux Jeux olympiques (2004 et 2008). La Lionne des sautoirs avait placé la barre à 15m39, mais la Colombienne Caterine Ibarguen n’a pas pu faire mieux que 15m17. Pendant que son challenger de nationalité camerounaise se contentait de 13,11m (loin de son propre record qui est de 13,37m). Pour une 19ème et dernière place du groupe B.

 

Judo


Hortense Mballa Atangana (-78kg) : Au peu au-delà de la participation


Même si elle a quitté la compétition à la fin d’un seul combat, Hortense Mballa Atangana ne devrait pas regretter d’y avoir été. La judokate qui a perdu face à la Polonaise Daria Pogorzelec (1-2), retourne au pays avec six places de plus au ranking mondial. Désormais, la Camerounaise se classe 17ème mondiale de sa catégorie. L’essentiel aura donc été de participer. Mais parfois la simple participation pèse plus lourd. Comme en judo.

 

Haltérophilie


Petit David Minkoumba (94kg) : Petit David ne sera plus jamais grand

Aras Photos
Il a fallu participer aux Jeux olympiques ; et Petit David Minkoumba l’a fait. Le reste, rien à se mettre sous la dent. L’homme qui s’est qualifié de justesse, deuxième au tournoi de Yaoundé dans sa catégorie, a totalisé 305kg en arraché et en épaulé-jeté, pour un 8ème rang. Une performance aussi légère que celles de ses concurrents du groupe B dont aucun n’a pu se qualifier pour la finale. A 27 ans, Petit David qui en est à sa première participation aux Jo, a de moins en moins de chance de faire mieux qu’une simple participation.

 

Arcangeline Fouodji (69kg) : L’essentiel était de participer


La Camerounaise Arcangeline Fouodji Sonkbou fait partie des partisans du baron de Coubertin. Ceux-là qui ne cherchent qu’à participer aux Jo. C’en est fait. Pour preuves, une simple 14ème position dans sa catégorie, avec une performance de 187kg. Loin de la médaillée d’or, la Chinoise Xiang Yanmei (261kg).

 

Volley-ball


Lionnes : Des pas sur place

Les Lionnes jubilent pour avoir gagné deux sets


En cinq sorties, les volleyeuses camerounaises ont enregistré autant de défaites. Sur un score de trois sets à zéro. En dehors du match contre l’Argentine où les Lionnes ont failli prendre le dessus (3-2). Peut-être qu’à la Fédération camerounaise de volleyball (Fécavolley), on s’en contente, puisque l’objectif était minimaliste, à savoir gagner un set. Toujours est-il que «nous gagnons en expérience», se félicitait la capitaine Christelle Tchoudjang, après la seconde défaite enregistrée contre le Japon. A la fin, le Cameroun rentre bredouille, dès le premier tour.

Dernière modification le mercredi, 24 août 2016 19:50

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