jeudi 19 avril 2018
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Jo 2016 : Gibecière définitivement vide pour la Cameroon olympic team ( ?) Spécial

Le poids de tous les espoirs d'un peuple Le poids de tous les espoirs d'un peuple

Les athlètes Vert-rouge-jaune n’ont encore rien remporté comme médaille, alors que l’on amorce la dernière ligne droite.


Avec l’élimination en huitième de finale de Wilfried Seyi, se sont évanouies presque toutes les chances camerounaises d’avoir une médaille à Rio. D’autant plus que le boxeur des 75kg, qui avait déjà rompu avec la série de défaites de ses compatriotes à ces 31èmes jeux olympiques modernes, avait des chances certaines de prendre le dessus sur son second adversaire, l’Egyptien Hussein Bakr Abdin Hossan qu’il connaissait bien pour avoir déjà battu peu avant le rendez-vous de Rio. Et pourtant, le Pharaon était déterminé à prendre sa revanche, et l’a eue. Auriole Dongmo même, ne pouvait faire rêver longtemps, puisqu’en se qualifiant pour la finale du lancer de poids, la Camerounaise était loin de pouvoir faire trembler ses concurrentes. Non seulement elle était très devancée par ses concurrentes, mais elle n’y était parvenue que parce qu’elle faisait partie des douze meilleures performances. Le minima pour se qualifier en finale étant 18m4. Or la Lionne en était à 17m94. Loin de la Néo-Zélandaise Adams Valerie arrivée en tête dans ces demi-finales, avec un jet de 19,74m. La lanceuse camerounaise était 10ème sur les douze finalistes.


La suite fut une coulée de défaites en haltérophilie, où Petit David Minkoumba n’avait qu’une étape pour accéder en finale. L’homme des 94kg est passé à côté de son sujet. Pas mieux pour l’autre haltérophile du groupe, Arcangeline Fouodji (69kg) qui s’est contentée d’une sixième place sur sept dans son groupe, en réussissant mieux l’épaulé-jeté que l’arraché. Sandrine Mbumi ne pouvait opérer de miracle. La triple-sauteuse qui s’est contentée d’un bond de 13m11, moins que son record personnel qui est de 13m37. Du coup, celle que d’aucuns ont cru voir comme un potentiel successeur de Françoise Mbango, s’est classée dernière sur les 19 de son groupe à Rio. Alors que le sort des volleyeuses était déjà scellé, avec quatre défaites. Elles ont terminé la compétition sur un autre 3-0 face à la Corée du Sud.


Ali Anabelle Laure, dernier espoir


Sauf miracle, le Cameroun ne pourra plus rien remporter à Rio. La seule discipline où les athlètes de Kalkaba Malboum sont encore engagés, c’est la lutte libre. Ici, Ali Anabelle Laure est dotée d’une expérience certaine, qui peut lui permettre de redonner du sourire aux Camerounais. Elle qui a déjà inscrit son nom dans les annales d’autres grandes compétitions ; notamment la Francophonie en 2013 où la tireuse avait remporté l’or des -75kg en lutte traditionnelle. Mais surtout les championnats du monde 2011 qui l’ont vue devenir vice-championne du monde. Et malgré le sacre des Jeux de la Francophonie de Nice, la fille originaire du Nord, se projetait seulement sur Rio 2016 où elle visait l’or. Elle est sous le feu des projecteurs désormais. Pour sauver l’honneur d’une nation qui a déjà plié ses bagages depuis plusieurs jours, toute honte bue, après une pluie de défaites en toutes les disciplines. Pour le reste, Emilienne Essombe Tiako (53kg) et Rebecca Muambo (48kg) ne sont pas des foudres de guerre. Sauf surprise. Tout est possible en matière de sport. Mais le réalisme est de mise à ces premiers Jeux olympiques en Amérique du Sud. D’ailleurs, la première à descendre dans l’arène, Rebecca Muambo, sort de l’infirmerie, selon nos confrères de la Crtv.


Et le Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc), patron technique de cette équipe allée défendre les couleurs nationales au Brésil, ne pouvait prétendre à mieux. Pour n’avoir pas mis le paquet nécessaire. Pour 2012, l’objectif était déjà : «Gagner plus d’une médaille dans plus d’une discipline sportive». Et un projet dénommé «Sur la route de Londres 2012» avait été élaboré, qui consistait à créer une synergie impliquant tous les paramètres de la performance sportive, en identifiant les talents que l’on a suivis, à qui l’on a accordé même des bourses et de nombreux stages dans des centres sophistiqués à travers le monde. Kalkaba Malboum n’a peut-être pas réédité l’initiative, faute d’avoir pu enregistrer des résultats sur les arènes de la compétition.
*Article publié dans Défis actuels ; la version actuelle a été actualisée

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