mardi 12 décembre 2017
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CINEMA : Narcisse Wandji sur une bouée de gloire

 Le jeune réalisateur camerounais a glané trois prix avec son court métrage « Walls »  au Festival international du court métrage de Douala tenu le 02 juillet dernier.  

La vie lui sourit à tout bout de  champs ces derniers mois. Autant  dire que la chance (pour  ceux qui y croient) est de son côté. Narcisse  Wandji reste depuis peu sous les  feux des projecteurs à cause de son  succès remarquable dans le monde cinématographique.  De l’audace, la détermination  et la créativité, il en a fait  son cheval de bataille. D'ailleurs, la cérémonie  de récompense des meilleurs  acteurs et productions du Festival international  du court métrage de Douala  (FICOD) tenue le 02 juillet 2016 l’Institut  français de Douala n’a que confirmé  la hardiesse de ce jeune réalisateur.  Grâce à son court métrage « Walls »  préparé en cinq mois et tourné en quatre  jours à Yaoundé, le cinéaste a décroché  trois prestigieuses récompenses  à la 9e édition du FICOD . Il glane ainsi  le Prix du meilleur décor, prix de la  meilleure image et surtout le Grand prix  du festival.  

Dans ce film à succès , Narcisse Wandji,  plonge les téléspectateurs dans l’univers  sombre de la corruption. « Walls »,  pure fiction de 14 minutes, raconte  l’histoire fascinante de Richard Meka,  directeur d’une entreprise d’énergie renouvelable  accusé de détournements  de fonds par ses employeurs. Il est  écroué au centre de détention de Mabido  où il attend son jugement en vain  depuis 4 ans. Il est malmené et jeté  dans les isoloirs. Une véritable torture  psychologique pour lui, surtout que  même son fils, Martin Meka, par ailleurs  son avocat peine à croire en son innocence.  Néanmoins, l’ex directeur reste  optimiste sur les capacités de son fils à  l’innocenté. Avec cette intrigue, le réalisateur  met également en lumière les  misères des présumés prévaricateurs et  les manipulations du système judiciaire  dans la gestion des affaires de détournements  des deniers publics.  

A 34 ans, ce fils de l’Ouest Cameroun  n’est pas à son premier essai cinématographique  encore moins à des distinctions.  Il a aussi réalisé « Mémoire de  sang », un drame de 15 minutes tourné  en format HD. C’est le recit d’une  jeune fille, orpheline nommée Dounia,  qui reçoit une balle perdue dans le thorax  lors d’une confrontation entre la police  et un groupe de gangsters.  Conduite de toute urgence à l’hôpital  par son frère cadet Gomaï, Dounia ne  peut bénéficier des soins sans avoir  préalablement versé une caution de  100.000 francs CFA malgré son état critique.  Gomaï doit donc remuer ciel et  terre pour sauver la vie de sa soeur.  Narcisse Wandji s’inscrit donc dans une  tonalité pathétique pour présenter, dépeindre  les maux d’une société où l’argent  reste le maitre du monde. 

Ce passionné de cinéma ne se contente  pas seulement de produire des courts  métrages, il consacre également son  temps à la promotion du cinéma féminin.  Il y a deux semaines encore, il a  connu des heures de gloire avec l’organisation  dans la ville de Yaoundé du festival  « Mis me Binga ». Cette foire  dédiée à la vulgarisation des films de la  gente féminine et la récompense des  actrices et productions.   

 

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