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Le barrage de Lom Pangar bientôt opérationnel 

  • mardi, 21 juin 2016 13:10
  • Écrit par  Ludovic Simo 

Avec un taux de réalisation de 94%, la mise en eau totale est annoncée pour mi-août 2016 par le directeur général d’EDC Théodore Nsangou, au cours d’une visite de travail effectuée sur le chantier du 9 au 11 juin 2016. 

Plus que quelques semaines et le barrage de Lom Pangar entre totalement en activité. C’est ce qu’on a appris de la vi- site de travail que le directeur général (DG) d’Electricity Developpement Corporation (EDC), Théodore Nsangou a effectué sur le chantier du 9 au 11 juin 2016 en compagnie des élites et des chefs traditionnels de la région. D’après le DG d’EDC, cette visite avait pour but d’apprécier l’état d’avancement des différentes composantes de ce projet et de s’assurer du respect effectif du calendrier de la mise en eau définitive. Au finish, c’est une note de satisfaction. « Les nouvelles sont bonnes, nous tenons le calendrier et notre objectif demeure le même, c’est-à-dire faire la mise en eau définitive vers la deuxième quinzaine du mois d’août », a déclaré Théodore Nsangou. Car à la date du 15 août, « on aura réuni l’ensemble des conditions techniques qui montrent que le barrage est opérationnel pour recevoir les 6 milliards de m3 », confirme un technicien. 

C’est un fait mémorable dans la réalisation des projets d’infrastructures au Cameroun, notamment en termes de respect des délais contractuels. L’histoire de ce projet qui est considéré par la Banque mondiale comme un succès story dans le monde est donc en train de s’écrire en lettre d’or. «Nous sommes déjà habitué à des avenant et des rallongements des délais à n’en plus finir, mais pour une fois, on nous montre qu’il est aussi possible de réaliser un projet selon l’ordonnancement de départ», commente un élu de la région de l’Est, après l’annonce par le di- recteur général (DG) d’Electricity Developpement Corporation (EDC), Théodore Nsangou, de la mise en eau définitive à partir du 15 août 2016.
Selon les responsables d’EDC, le remplissage total du réservoir permettra de stocker 6 mil- liards de m3, avec la marge de sécurité liée à la côte des plus hautes eaux, qui peut être at- teinte lorsqu’il y a une pluviométrie exceptionnelle. « Il ne s’agit pas d’un processus instantané, mais d’un remplissage progressif qui permettra d’avoir à la fin de la saison des pluies, le volume escompté s’il n’y a pas perturbation du cycle pluviométrique. Cette eau sera utilisée pour réguler le débit de la Sanaga et accroître la capacité des ouvrages situés en aval de Lom Pangar, notamment Song Loulou et Edéa. Avec la mise en eau totale et en fonction de la demande à Song Loulou et Edéa, on pourra atteindre 900 m3/s, voire le débit régulé de 1040 m3/s, qui est projeté lorsque Lom Pangar, en pleine capacités, va lâcher les eaux », explique un responsable d’EDC. En effet, lors de l’étiage 2016, les 3 milliards de m3 stockés avec la mise en eau partielle de septembre 2015, ont permis d’injecter entre 450 et 700 m3/s d’eau pour réguler le débit de la Sanaga. «Cette opération qui a été techniquement réussie et fortement appréciée par le gouvernement a permis d’injecter directement dans le réseau interconnecté sud (RIS), un apport supplémentaire de 70MGW », indique-t-on à EDC. 

Pour l’instant, le taux global de réalisation de 94% prouve qu’il y a encore à faire. Selon le DG d’EDC, il est actuellement question pour son équipe de concentrer les efforts sur le montage des équipements hydro électromécaniques et l’achèvement de quelques ouvrages annexes indispensables pour l’opérationnalisation technique et l’utilité économique et sociale du barrage. «Il nous reste à monter les vannes des évacuateurs, quelques ouvrages connexes et le chantier du remblai de la pose du pont sur le Touraké, pour rallonger la course du bac, afin qu’il puisse continuer à fonctionner après la montée des eaux », a indiqué le DG d’EDC. De même, il y a la construction de la préfosse d’érosion, qui est un ouvrage important pour la sécurité du barrage, puisque servant à atténuer la vitesse et la force destructrice de l’eau qui sortira des évacuateurs. Il y a aussi le seuil de 

ré-oxygénation, qui est une sorte de digue per- mettant de maintenir la qualité de l’eau, car il est destiné à générer l’oxygène dans l’eau pour sauvegarder la faune et la flore aquatique et servir aux besoins des populations situées en aval. «Tout cela devra être terminé d’ici le 15 août. A partir de ce moment, on peut autoriser l’eau à monter au-dessus de 3 milliards de m3 et atteindre les 6 milliards de m3 projetés», explique Théodore Nsangou.

Dernière modification le mardi, 21 juin 2016 13:18

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