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20 mai/Douala: La population soutient son armée 

Ils étaient nombreux à se rendre à la place du défilé pour la parade militaire et pour reconnaitre la bravoure des soldats dans la guerre contre Boko Haram. 

"Je suis sûr que nous ne serons pas nombreux là-bas ce matin", s'inquiétant un habitant de la ville de Douala aux premières heures de l'aube, jour de la fête nationale. Une inquiétude animée par le caprice matinal de dame pluie qui avait décidé de verser sa part de bénédiction à la fête. De toutes les façons pluie ou pas, il fallait s'y rendre et c'est ce que ce patriote a fait. Direction le lieu du défilé. Malgré son départ matinal, il a failli arriver après la fermeture des routes. Mais, plus de peur que de mal. Trouvé le site n'a pas été facile, le défilé s'est déplacé cette année. 

C'est donc à la Vallée Bessengué qu'il a déposé ses valises. Arrivé, sur les lieux quelle surprise ! La route est noire de monde. Plus de places assises, plus de places debout. Les gens se bousculent, chacun veut être aux premières loges pour voir. Et, quand la question leur est posé « voir quoi? », ils répondent presque en chœur «le défilé militaire », Voilà la raison de ce déplacement massif des populations et de ce grand bruit. 

Aux alentours de 9h30, une fois le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, assis la célébration du 44e anniversaire de l'Unité du Cameroun peut commencer. Sous les mélodies des fanfares qui jouent des airs du Littoral, de l'Ouest, du SudOuest, du Nord-Ouest et de toutes les régions du Cameroun, en langues maternelles ou officielles, les défilants s'activent. Le pas sérieux et le regard vif, les « stars » du jour démontrent leur détermination: « l'ennemie pliera l'échine », semble dire leur regard. En clin d'œil vers la foule et on aperçoit un large sourire sur les lèvres, avant de capter une parole « non, les gars font vraiment du bon travail. Sans eux les sorciers de Boko Haram là nous auraient déjà finis. Vraiment je les admire, les jeunes comme eux ils ont décidé de donner leurs vies pour que nous autres nous soyons en sécurité », exprime une dame toute émue. Et d'ajouter « j'espère que le Tout-Puissant veille sur eux là-bas et va très bientôt nous sortir de ce cauchemar». 

Pas le temps de faire un commentaire, c'est déjà le passage du Bataillon d'intervention rapide (BIR). A ce moment, la foule est incontenable. Applaudissements, félicitations, émotions parfois jusqu'aux larmes. Un seul sentiment semble animer le peupie à ce moment. Certains diront en paraphrase d'une grande citation « aux hommes courageux, la patrie reconnaissante », À ce moment certaines personnes réalisaient que sans ces « men in black» où seraient-ils aujourd'hui. Pour l'heure merci à qui de droit d'avoir pensé à créer le BIR qui assure aux Camerounais, réunis en ce 20 mai à Douala, une certaine accalmie. Puisse le 45e être possible, dans la paix. 

Dernière modification le lundi, 23 mai 2016 23:54