jeudi 25 mai 2017
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Liberté de la Presse : Le Cameroun, pays de torture contre les journalistes Spécial

A cause de la loi contre le terrorisme, Reporter sans frontière a constaté la reculade du pays de Paul Biya.


Le dernier classement en date de cet ONG positionne le Cameroun à la 126ème  place sur les 180 pays classés. Ce classement permet dès lors de noter une nette avancée du pays de Paul Biya qui gagne 7 places puisqu’en 2015, le Cameroun était 133ème. Pourtant cette progression n’est pas synonyme de véritable  respect de la liberté d’expression par le Cameroun. En effet, Reporter sans Frontière (Rsf) estime que le régime en place a érigé des barrières contre l’expression de la liberté d’expression au Cameroun, en l’occurrence l’audiovisuel. «Presse écrite et audiovisuel sont florissants au Cameroun, mais les nombreuses radios présentes sur l’ensemble du territoire n’ont pas reçu leur agrément définitif». Et pour Rsf, il s’agit d’«une technique utilisée par le gouvernement pour les garder sous la menace permanente d’une fermeture». A titre d’exemple, «deux d’entre elles ont ainsi arrêté de diffuser à Bafoussam, à l'ouest du pays, parce qu’elles avaient déplu au gouvernement de Paul Biya», relève le rapport.


Loi contre le terrorisme

 
Mais c’est surtout l’arme de la loi contre le terrorisme qui inquiète l’Ong. Une loi votée en décembre 2014 dans le cadre de la guerre contre la secte Boko Haram et d’autres formes de terrorisme, mais qui a déjà privé de leurs libertés plusieurs journalistes. Pis, «les journalistes qui dérangent sont facilement mis aux arrêts ou accusés de “terrorisme”. Motif vague qui permet des arrestations arbitraires, plus ou moins prolongées. Une nouvelle loi anti-terroriste prévoit de traduire les prévenus devant les tribunaux militaires», dénonce le rapport. Il s'agit notamment de Rodrigue Tongue de Canal 2 international, Félix Ebole Bola de Mutations et Baba Wame qui sont désormais face aux juges militaires depuis près d’un an. Pour Rsf, «la  définition extrêmement vague du terrorisme, la disproportion des sanctions prévues et la compétence exclusive des juridictions militaires pour juger des actes de terrorisme» sont des aspects assassins de cette loi. C’est pourquoi en son temps, l’organisme de défense des droits des journalistes avait exigé que Yaoundé abandonne «immédiatement et sans condition toutes les charges retenues contre [les] trois journalistes accusés de n'avoir pas divulgué des informations et leurs sources». Par ailleurs, Rsf s’intéresse au cas du correspondant de Rfi en langue Haoussa, Ahmed Abba, détenu par le pouvoir de Yaoundé, dans une « situation extrajudiciaire». Non sans signaler des «interpellations fréquentes de journalistes à des fins d’intimidations».


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