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Les Lions indomptables : Puma veut-il imposer un entraîneur à la Fécafoot Spécial

  • jeudi, 17 mai 2018 13:05
  • Écrit par  Jean Luc Fassi
Va-t-il être l'oiseau rare? Va-t-il être l'oiseau rare?

Comme en 2013 avec l’Allemand Volker Finke, l’équipementier des sélections nationales camerounaises envisagerait de faire recruter Antoine Hey, un illustre inconnu.


Qui connait Antoine Hey ? Pas grand-monde ! Au chômage depuis son limogeage au poste d’entraineur du Rwanda en janvier dernier après l’élimination des Amavubis en phase de groupes du CHAN 2018, cet Allemand de 47 ans est un ancien milieu de terrain, qui a notamment évolué au Fortuna Düsseldorf, à Schalke 04, mais également à Birmingham City (Angleterre) et à Anorthosis Famagouste (Chypre). Devenu entraîneur dès les années 2000, il a dirigé plusieurs sélections africaines comme le Lesotho (2004-2006), la Gambie (2006-2007), le Liberia (2008-2009), le Kenya (2009), ainsi que l’équipe tunisienne de Monastir (2007) puis les Soudanais d’Al-Merreikh (novembre 2016-janvier 2017). Mais n’a jamais rien gagné ; ni en tant que joueur, ni en tant qu’entraîneur. Et pourtant, c’est bien cet « illustre inconnu » que la firme allemande, Puma, souhaiterait imposer au Cameroun, pour conduire les Lions Indomptables séniors à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de juin-juillet 2019.

UN « CHANTAGE » à LA PUMA ?


La Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et l’équipementier doivent en effet renégocier le contrat qui les lie, dans les prochaines semaines. La partie camerounaise espère notamment l’acquisition d’une boutique Puma, de meilleures opérations marketing pour les Lions Indomptables et une augmentation de l’enveloppe (1,31 milliard de francs CFA) versée à la Fécafoot chaque année. « Il est en effet question que Puma donne aux champions d’Afrique 2017 une valeur marchande à la hauteur de leur réputation », explique une source proche du Comité de normalisation de la Fécafoot. Le problème, confient certaines sources avisées, c’est que l’équipementier voudrait en profiter pour faire recruter Antoine Hey, comme cela avait été le cas en 2013, quand Puma imposait l’Allemand, Volker Finke au Cameroun. Ce ne serait pas la première fois qu’Antoine Hey est imposé dans un pays d’Afrique. En 2017, il a signé un contrat de deux ans avec la Fédération rwandaise de football sur « recommandation » de la Fédération allemande de football qui venait de signer avec son homologue rwandais, un accord de partenariat de deux ans, portant notamment sur la formation des jeunes joueurs et des entraîneurs. A l’époque, Hey avait un salaire de 20 000 dollars par mois, dont une partie était prise en charge par la Fédération allemande.


LE PIRE CV EN LICE


Pourtant, des cinq candidats finalistes à la succession d’Hugo Broos, Antoine Hey est celui qui détient le pire Curriculum Vitae (CV). La preuve ? d’abord avec le candidat gallois, John Toshack. Devenu joueur professionnel à 16 ans, il intègre le club de Liverpool à 20 ans où il passe huit ans et signe la bagatelle de 96 buts sous les couleurs des Reds. Et remporte trois titres de champion d’Angleterre (1973, 1976 et 1977) mais aussi la FA Cup en 1974, la Coupe Uefa en 1973 et 1976 et pour finir, la Coupe d’Europe des clubs champions (devenue la Ligue des champions) en 1977 et 1978. Il a également été un pilier de l’équipe du Pays de Galles avec ses 40 élections pour 12 buts. En tant qu’entraineur, il totalise deux titres de champion d’Espagne (89 et 90) et de vainqueur de la Coupe d’Espagne en 1989. Il a également entrainé Swansea, Sporting Portugal, Saint-Etienne, le Pays de Galles, Besiktas (vainqueur de la Coupe de Turquie en 1998), Whydad Casablanca et bien d’autres. Un autre candidat tout aussi sérieux : Carlos Queiroz. Si le Portugais de 65 ans n’a pas été un joueur, il a néanmoins entrainé de grands clubs d’Europe à l’instar du Real Madrid (vainqueur de la Super Coupe 2004) et du Sporting CP (champion et vainqueur de la Coupe 1995). En sélection, il est champion du monde et d’Europe respectivement avec les moins de 20 ans (en 89 et 91) et avec les moins de 17 ans (en 89) du Portugal. Le quatrième finaliste se nomme, Philippe Troussier. Après une carrière de défenseur en deuxième division entre 1974 et 1983, il commence à diriger plusieurs équipes secondaires en France avant de s’envoler pour l’Afrique en 1989. Il y passera une décennie, notamment en Côte d’Ivoire, où il remporte trois titres consé- cutifs avec l’Asec Mimosas. Avant d’entrainer les Kaizer Chiefs, le FUS de Rabat, les équipes nationales du Nigeria, du Burkina Faso, de l’Afrique du Sud, du Japon, du Qatar etc. Dernier nom sur la liste des cinq finalistes : Alain Giresse. Né le 2 août 1952, il est un footballeur international français reconverti entraîneur. Formé aux Girondins de Bordeaux, il remporte avec ce club, le championnat de France en 1984 et 1985 et la Coupe en 1986. Avec 182 buts inscrits, il est le meilleur buteur de l’histoire du club bordelais. Il termine ensuite sa carrière à l’Olympique de Marseille, avant de retourner à Bordeaux comme Directeur sportif. En équipe de France, il compte quarante-sept sélections pour six buts marqués. Il remporte notamment avec les Bleus, l’Euro 1984 disputé en France et la Coupe Intercontinentale des Nations. Il est également troisième à la Coupe du monde 1986 et quatrième à celle de 1982. Il devient entraîneur en 1995 et dirige les clubs de Toulouse FC, Paris SG et des FAR de Rabat ainsi que les sélections nationales de Géorgie, du Gabon, du Mali et du Sénégal.

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