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Crise anglophone : Beti Assomo s’insurge contre les violences de l’armée Spécial

  • jeudi, 17 mai 2018 12:46
  • Écrit par  Ghislaine Ngancha Ngahane

Le ministre de la Défense a ouvert une enquête pour identifier et sanctionner les militaires ayant malmenés et ligotés un leader séparatiste lors de son interpellation samedi dernier dans le Nord-Ouest.


Le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo, veut mettre fin aux violences perpétrées par les forces de maintien de l’ordre et de la sécurité dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest en proie à la crise anglophone depuis plus d’un an. Suite à l’interpellation « inhumaine » du leader séparatiste, Tsobonyi Alphonse Tatia, alias « Title man » mieux encore « le général », samedi 12 mai 2018 dans le Nord-Ouest, le Mindef vient d’ouvrir une enquête visant à identifier puis sanctionner les militaires qui ont « molestés et ligotés » le mis en cause. Bien que « le général » fût activement recherché depuis plusieurs semaines pour son implication dans les actes de violence contre les populations et dans l’assassinat des personnels des Forces de défense et de sécurité, Joseph Beti Assomo pense que ces éléments de la gendarmerie nationale ont violés les droits humains. « Son interpellation, après une résistance musclée de sa part, a été filmé et a donné lieu à une vidéo dans laquelle le mis en cause est malmené et ligoté par des hommes en tenue manifestement sortis des normes techniques légales en de pareil circonstance. Une enquête a été ouverte pour identifier au cas échéant sanctionner les auteurs de ces agissements contraires au respect des droits humains », reconnait-il dans un communiqué datant du 15 mai dernier. Aussi, une autre enquête a-t-elle été ouverte sur les faits qui sont reprochés au présumé sécessionniste afin de le traduire devant la justice.


Par ailleurs, le Mindef rassure la détermination des Forces de défense et de sécurité à poursuivre leur mission de préservation de l’intégrité territoriale, l’éradication du terrorisme dans le respect du lien Armée-Nation. « Les populations de toutes les régions en proie aux affres de la violence et du terrorisme peuvent et doivent continuer à collaborer avec les Forces de défense et de sécurité qui sont sur le terrain pour protéger les citoyens et leurs biens dans le respect des lois de la République », exhorte Joseph Beti Assomo.


Il faut noter que c’est la première fois que le gouvernement reconnaisse les violences perpétrées par l’armée dans la zone anglophone. Surtout que la plupart des sévices proviennent du camp sécessionniste. D’ailleurs, selon le Centre international Crisis Group (ICG) au moins 120 civils et 43 membres des Forces de défense et de sécurité ont été tués depuis fin 2016. Pour l’Organisation des Nations Unies (ONU) 160 000 personnes se sont déplacées à cause de ces violences et 34 000 personnes se sont réfugiées au Nigeria, d’après l’agence nigériane de gestion des urgences.

Dernière modification le jeudi, 17 mai 2018 13:28

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