dimanche 20 mai 2018
Connexion S'inscrire

Connexion

FLASH INFO

Climat des affaires : Ces obstacles qui freinent l’entreprenariat au Cameroun Spécial

  • mercredi, 16 mai 2018 17:57
  • Écrit par  Junior Matock

Dans la liste récemment publiée par l’institut National de la statistique figurent la fiscalité, la corruption, l’accès au crédit.


Les obstacles liés à l’entrepreneuriat au Cameroun sont nombreux. Selon le récent rapport préliminaire des principaux résultats issus du Recensement Général des Entreprises en 2016, publié par l’Institut National de la Statistique (INS). D’après ce rapport, le premier obstacle cité par les opérateurs économiques interrogés est la fiscalité pour 53,5 % d’opinions. Pour ces opérateurs économiques, même si les pouvoirs publics soutiennent l’idée selon laquelle le taux d’imposition est de 15 % ; il n’en demeure pas moins que, l’administration fiscale constitue un problème en matière d’encouragement à l’entrepreneuriat. D’ailleurs, dans l’un des rapports publiés par la Banque Mondiale, intitulé « Cameroun mémorandum économique 2016 », qui traite des mesures pouvant permettre au Cameroun d’être un pays émergent en 2035, il est précisé que « les incitations à l’investissement accordé à certaines entreprises peuvent nuire à la concurrence ». Cependant, le rapport de l’INS explique que la présentation de la fiscalité comme obstacle à l’entrepreneuriat peut être mis en relation avec la politique volontariste axée notamment sur l’élargissement de l’assiette fiscale. A titre d’illustration l’on citera, outre les mesures administratives d’un meilleur recouvrement, le cas de la taxe foncière et la rationalisation des droits d’enregistrement.


Outre la fiscalité, le document de l’INS souligne en outre que les formalités administratives et tracasseries avec les agents de la mairie ou de la communauté urbaine impactent négativement (34,2 %) sur la volonté des potentiels entrepreneurs à investir au Cameroun. A cela il faut ajouter les problèmes de financement (accès au crédit, coût de financement) qui sont également pointés du doigt, pour 30,7 %. Il en est de même de la corruption (18,1 %). A ce sujet, le rapport de la Banque Mondiale sus-évoqué précise que « les postes de contrôle et les barrages sur les routes et autoroutes, dont le nombre moyen est de 1 tous les 20 kilomètres, font augmenter les coûts de transport routier intérieur et prolongent la durée des trajets ». De plus, des enquêtes menées en 2012, par Enviro-protect, une organisation non gouvernementale spécialisée dans la lutte contre la dégradation du patrimoine routier révèlent « qu’un camionneur dépense environ 1.15 million de francs CFA au total pour corrompre les éléments à ces différents postes de contrôle ».


En plus de la corruption, l’INS a identifié l’insuffisance de l’énergie et de l’eau comme étant d’autres obstacles à l’entrepreneuriat. Et ce, pour 17,4 % d’opérateurs économiques. Dans cette perspective, le rapport de la Banque Mondiale note que « les perceptions sur la qualité des services d’électricité, mesurées par le rapport sur la compétitivité mondiale, se sont détériorées sur la période 2006- 2015 ». Et que le classement du Cameroun sur la qualité du service de l’électricité s’est détérioré de 107 en 2006-2007 à 126 en 2014-2015. Toutefois, reconnaît ce document, les données du Doing Business 2017 indiquent que la situation s’est sensiblement améliorée, avec le classement de la facilité à obtenir l’électricité baissant de 114 dans le classement 2016 à 89 en 2017.

 

Dernière modification le mercredi, 16 mai 2018 19:19

LES DERNIERS ARTICLES

LES DERNIÈRES VIDÉOS

+ D'ÉCONOMIE

0
Partages
0
Partages