dimanche 20 mai 2018
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Société civile : croisade contre les «robots-tueurs» Spécial

L’Ong Wilpf Cameroon a initié lundi une campagne visant à convaincre le gouvernement à renoncer aux armes autonomes, susceptibles de devenir les armes de l'avenir.

L’on entend par «Robots tueurs», une nouvelle technologie qui consiste à développer des armes entièrement autonomes, qui puissent identifier des cibles partout où elles se trouvent, et agir sans qu’aucun contrôle humain ne soit opéré. Le Cameroun est certes de loin concerné par la menace d’une prolifération éventuelle de ce type d’armes sur son territoire, mais la société civile, dans son rôle de contrôle citoyen de l’action du gouvernement, a cru bon de devoir tirer la sonnette d’alarme. Ce à travers l’organisation lundi dernier à Yaoundé d’un atelier d’information et de mobilisation des acteurs de la société civile en vue de soutenir la campagne mondiale contre les «Robots tueurs», à l’initiative de la branche camerounaise de l’Ong Wilpf (Women’s international league for Peace and Freedom). «Nous prenons des dispositions pour prévenir la prolifération des armes, et empêcher le développement de nouveaux types d’armes qui seraient difficilement contrôlables. Le Cameroun a une voix qui compte et peut contribuer à stopper la production de ces armes», étaye Guy Blaise Dongmo l’attaché de Communication de Wilpf Cameroon.

La campagne susmentionnée est une protubérance d’une réunion du Groupe d’experts gouvernementaux de la Convention sur certaines armes classiques sur les systèmes d’armes létales autonomes, tenue du 9 au 13 avril dernier à l’Office des Nations-Unies à Génève. Ladite campagne appelle tous les Etats à s’engager à négocier sans délai un traité d’interdiction juridiquement contraignant pour déterminer comment et où fixer les limites de l’autonomie future dans les systèmes d’armes ; à préciser les contrôles humains nécessaires et requis dans le cadre des fonctions essentielles d’identification, de la sélection et d’attaque de cibles, ainsi qu’au cours des attaques individuelles ; à adopter des politiques nationales et des législations pour empêcher le développement, la production, et l’utilisation d’armes entièrement autonomes.

En attendant que les fruits de cette campagne tiennent la promesse des fleurs, Wilpf Cameroon, dont la filiale camerounaise n’existe que depuis 2014, brille par un nombre importants de faits d’armes visant à réguler l’activité des armes classiques au Cameroun. Au plan national, l’Ong s’est investie dans un plaidoyer actuellement en cours, pour la ratification du Traité sur le commerce des armes par l’Etat du Cameroun, mais aussi le plaidoyer en vue de la misse en place d’une commission nationale des armes légères et de petits calibres (Alpc). «Depuis 2015, en partenariat avec d’autres organisations, nous avons mené le plaidoyer pour l’adoption d’une nouvelle loi car, nous avions une loi vielle de 1973 qui régulait le port, l’usage et la circulation d’armes sur le territoire. Or ce décret était dépassé. Une nouvelle loi a été adoptée en 2016 par le Parlement, et a été promulguée la même année par le Président de la République», renchérit Guy Blaise Dongmo. Il convient de souligner que les Etats-Unis, la Chine, Israël, la Corée du Sud, la Russie et le Royaume-Uni sont des Etats ayant déjà développé le système des armes autonomes.

Dernière modification le mardi, 15 mai 2018 21:08

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