dimanche 20 mai 2018
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Les Lions indomptables : L’improbable choix d’un Camerounais Spécial

Des techniciens locaux pourtant qualifiés et expérimentés sont écartés de la course du fait des critères de la Fécafoot et de certaines manœuvres d’exclusions.


Depuis la fermeture de l’enregistrement des candidatures au poste de sélectionneur des Lions indomptables du Cameroun le 24 mars dernier par le Comité de normalisation de la Fecafoot, l’expectative se prolonge encore et encore. Les postulants, tout comme les fans de l’équipe nationale fanion, se languissent de dé- couvrir l’identité du nouveau patron de l’encadrement technique du Cameroun. Une pléiade de candidats a souscrit à cet appel, 77 très exactement, si l’on s’en tient à la liste qui a récemment fuité sur les réseaux sociaux. On y retrouvait un nombre important de «sorciers blancs», mais aussi une bonne brochette d’entraineurs camerounais, ceux en activité comme ceux qui rêvent d’une exhumation de leur retraite en briguant le poste. Parmi eux, on peut citer Jean-Paul Akono, Jules Nyonga, Dieudonné Nké, Robert Atah, Joël Epalle, Marius Omog ou encore Rigobert Song. Quelques candidats camerounais ne vont sans doute pas avec les mêmes chances que les autres, en l’occurrence Akono et Song, automatiquement bottés hors de la course en raison de leur santé. L’un des critères de l’appel à candidature mentionne que l’heureux élu doit «être physiquement apte et en bonne santé apparente». L’on se souvient que les deux entraineurs ont chacun été victimes d’un Avc, et ont toujours une santé chancelante. Un critère que balaie d’un revers de la main Jean-Paul Akono, qui, dans une sortie sur les antennes de Royal Fm en mars dernier, déclarait que : « j’ai une prothèse. Mais est-ce que la prothèse peut m’empêcher d’entrainer. Je ne crois pas du tout. Je marche, je suis debout. En plus, un entraineur ne doit pas aller jouer avec les joueurs. Un entraineur, c’est un concepteur, c’est tout ! ».


Manœuvres


Au demeurant, le coach médaillé d’or aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney brandit plutôt son important palmarès gavé de titres nationaux et internationaux, tel que le recommande l’une des conditionnalités. « Sauf que les expatriés ont toujours eu la cote auprès des entités qui ont généralement la dernière décision », constate le confrère Thierry Ndoh. En effet, les autorités du ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep) et de la Fécafoot, peinent encore à placer entièrement leur confiance en un entraîneur camerounais, et le cas d’Alexandre Belinga, l’actuel intérimaire, en est une parfaite illustration. L’ex coach des Astres en est à son deuxième intérim sur le banc de touche des Lions seniors, après le premier en 2015. Alors qu’il a souvent convaincu par les résultats, il demeure un succédané, pas véritablement curatif du point de vue des décideurs. Le journaliste Mathieu Nathanaël Njog croit plutôt savoir qu’en dépit du bon cru local, « les Camerounais n’ont aucune chance parce que leur moralité plaide contre eux ; c’est une affaire de gros sous avec des bakchichs que les autorités compétentes signataires en tirent des rétro-commissions énormes », analyse-t-il. Le clair-obscur qui subsiste dans le processus de désignation du successeur d’Hugo Broos est de nature à crédibiliser la thèse de ce dernier. Surtout que l’interférence des politiques découle souvent des ramifications entre personnes tapies dans l’ombre, toutes mues par le lucre généré par la signature d’un expatrié à coups de plusieurs dizaines de millions de Francs CFA. Par contre, pareil gain ne saurait être concédé à un entraîneur camerounais, sans que cela ne soulève un tollé dans l’opinion, y compris au sein de sa propre corporation.

Dernière modification le mardi, 08 mai 2018 19:42

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