dimanche 20 mai 2018
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Finances publiques : La stratégie de Motaze pour traquer les agents fictifs Spécial

 Elle repose sur le comptage physique, la dénonciation et le contrôle aux frontières.


Ce sera peut-être bientôt la fin des salaires indûment perçus par certains fonctionnaires et agents fictifs de l’Etat. Louis Paul Motaze, ministre des Finances (Minfi) a publié le 9 avril dernier un communiqué annonçant le lancement, sous une période de trois mois, d’une opération de comptage physique des personnels de l’Etat (Coppe). Ce dénombrement, souligne le communiqué, « a pour but d’identifier et d’expurger du fichier solde de l’Etat tous les agents publics y émargeant irrégulièrement du fait d’une absence non justifiée, d’une dé- mission ou d’un décès non déclaré ». Mais comment entend-il procéder afin d’obtenir des résultats efficients ? La stratégie du Minfi se décline en plusieurs méthodes, à savoir : le comptage physique, la dénonciation et le contrôle aux frontières.


Le comptage physique


La méthode du comptage physique va consister, pour les équipes qui seront déployées sur toute l’étendue du territoire national, à recenser tous les agents ou personnels émargeant au fichier solde de l’Etat comme salariés et justifiant d’une présence effective à leur poste d’affectation, précise la note du Minfi. Cette opération va être menée au sein des banques, établissements de micro finance et postes comptables assignataires. Selon le directeur général du budget au Minfi, Cyrille Edou Alo'o, le comptage physique à la caisse va permettre de vérifier que l’agent ou le fonctionnaire qui reçoit le salaire est effectivement en vie, mieux, qu’il travaille. L’opération va donc s’étendre de la fin du mois d’Avril à juin 2018. La période allant de juin à septembre va servir à l’exploitation des données collectées sur le terrain. Dans une interview accordée dans le journal à capitaux publics, Cyrille Edou Alo’o précise également que la finalité de cette démarche consiste à « isoler un premier contingent d’agents, que nous n’aurons pas recensé et inviter ceux-là à bien vouloir le faire faute de quoi ils seront retirés du fichier ». Outre le comptage physique, la stratégie de Louis Paul Motaze repose aussi sur la dénonciation.


La dénonciation


Cette méthode repose, selon une source proche du Minfi, sur la possibilité donnée à toute personne détenant des informations sur un agent fictif, émargeant frauduleusement dans les caisses de l’Etat, de le dénoncer. A cet effet, une fiche de dénonciation a été conçue au Minfi pour faciliter la collecte des informations. Concrètement, tous les canaux de communication numérique sont appelés à la rescousse. Ainsi, pour dénoncer, les étapes suivantes sont importantes : appeler ou envoyer un sms, remplir en ligne sur le site du Minfi, le formulaire conçu à cet effet et l’envoyer soit par watsapp ou par mail à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Le dénonciateur peut également envoyer le formulaire à partir de la page facebook de l’opération.


Le contrôle aux frontières


Le contrôle aux frontières, notamment au niveau des aéroports et frontières terrestres, consiste à contrôler, pendant la période circonscrite, les mouvements des agents de l’Etat qui, au fait de cette opération, se précipiteraient à regagner momentanément le Cameroun, dans le but de se faire recenser et regagner plus tard le pays dans le lequel il réside et peut-être travaille, explique une autre source digne de foi au Minfi. Et c’est d’ailleurs ce que confirme Cyrille Edou Alo’o lorsqu’il déclare que le but de cette opération est de : « cerner les fraudeurs qui voyageraient de l’exté- rieur pour venir se faire enregistrer ».

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