dimanche 20 mai 2018
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Wilfried Seyi : L’étoile pourrait briller loi n du vert-rouge-jaune Spécial

Le boxeur est déjà courtisé par des clubs huppés, mais le cœur bat encore pour le drapeau national.


Il était attendu au podium, il a tenu le pari. Même si la médaille de son rêve n’a pas été décrochée. En finale des 75kg des derniers jeux du Commonwealth, Wilfried Seyi est tombé face à l’Indien Vikas Krishan, sur le score qu’il avait jusqu’ici infligé à tous ses adversaires : l’unanimité des juges. Et pourtant, «c’est le combat où j’étais le plus à l’aise. Je n’ai pas encaissé, je formais des séries, je pointais, je contre-attaquais », confia-t-il à la fin du combat le 15 avril dernier. Wilfried Seyi se contentera d’une médaille en argent. Avec cette consolation que c’est le meilleur métal récolte par la team Cameroon. Quoi qu’il en soit, le boxeur s’en contente : «c’est la récompense de l’effort, même comme ce n’est pas ce que j’ai voulu avoir, mais je me suis battu comme un lion, comme j’ai l’habitude de le faire », se satisfait-il. Ayant intériorisé que «c’est un noble art, il y a un gagnant et un perdant ».


Toujours est-il que « j’ai eu à triompher et je rentre tête haute au pays », philosophait celui qui sait pertinemment qu’il a presque atteint le sommet, du moins sur le plan national, tant le jeune boxeur demeure l’unique athlète de sa discipline à donner de réels gage d’une médaille à chacune des compétitions internationales à laquelle il a pris part depuis deux ans. Mais pas de quoi se bomber le torse : «Arriver au top c’est très facile, mais s’y maintenir est très difficile », sait-il. Du coup, « je vais continuer à travailler lus dur qu’avant pour me maintenir », s’engage-t-il.


Un pas est déjà franchi pour ce pugiliste de 21 ans qui avait déjà bénéficié de la confiance des autorités en étant le porte-étendard du Cameroun aux jeux olympiques de Rio. Mais même si les différentes fugues de boxeurs ont fini par lui laisser le champ libre sans concurrent de régner sur le noble art camerounais, le Lion indomptable du ring sait qu’il lui reste un long chemin à faire, pour conquérir les cimes au-delà du niveau national. Et les occasions n’ont pas manqué lors de son récent séjour à Gold Coast. «Il y a eu beaucoup de contrats », se livre-t-il. Certainement comme aux autres boxeurs qui n’ont pas hésité à prendre la poudre d’escampette. «Mais j’ai des objectifs à atteindre avec la fédération, donc je reste d’abord avec eux et c‘est après que je vais voir », assure-t-il. En clair, si Wilfried Seyi n’a pas fugué, il ne rêve pas moins de contrats juteux. Et ce n’est pas au Cameroun que le boxeur les aura, tant la boxe professionnelle n’existe pas dans son pays, et la boxe amateur ne bénéficie pas d’un encadrement rassurant pour les athlètes. D’où le fort nombre de boxeurs dans chaque occasion de fugue. Après l’atteinte de ses objectifs avec « eux », à savoir le Cameroun, le boxeur pourra s’exiler. Pour un eldorado qui peut toujours lui faire miroiter des lendemains meilleurs sous un autre drapeau.

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