jeudi 19 avril 2018
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Fécafoot : Me Happi ne se presse plus Spécial

Regard sur les dernières actualités du comité de normalisation.


En fin de semaine dernière, Me Dieudonné Happi a rendu publique une série de décisions prises et signées depuis février dernier. Lesquelles nomment les membres des différentes commissions devant permettre le fonctionnement de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et du football en général au Cameroun. Mais ce n’est pas tant la nouvelle vie que le président du Comité de normalisation donne à ces organes qui importe, mais l’opportunité et la nature des hommes choisis. Entre autres, on retrouve d’anciens journalistes qui ont parfois été membres de ces commissions sous Iya Mohammed (tels le magistrat Yap Abdou, l’homme d’affaires Oumarou Fadil, le journaliste Albert Atangana Fouda, … à la commission des compétitions nationales et internationales, l’ancien footballeur Daniel Tchakounang aux finances, le colonel Robert Kuitche, l’honorable Harouna Nyako au futsal, cinq colonels (dont Gabriel Mbida), les journalistes Aimé Robert Bihina, Dieudonné Gaïbaï et Antoine Marie Ngono au marketing. Un capitaine et un commissaire de police à la sécurité, le journaliste Emmanuel Gustave Samnick, mais surtout Akoué Epie Domingo au foot jeune. Parmi tant d’autres. Avec en bonus un Comité des sages comprenant entre autres le prince Ngassa Happi, l’ex ministre des Sports Augustin Edjoa, le Dr Ngalle Mbondjo. Une curiosité, la note signée du 15 février n’est rendue publique que les 12 et 13 avril, deux mois après. Aussi, la présence de personnalités qui ont jusqu’ici craché sur la Fécafoot et la Fifa.


Akoué Domingo embarrassé


La situation est embarrassante pour Akoué Epie Domingo qui est en procès au Tribunal arbitral du sport (TAS) contre la Fifa. Dénonçant la prorogation du mandat du Comité de normalisation. Joint au téléphone, le président de jeunesse star de Yaoundé et coéquipier d’Abdouraman Hamadou dans la guerre contre la Fécafoot post-Iya Mohammed, et contre la Fifa, se montre de plu en plus avare en discours. « Ça ne change rien du tout », réagit celui qui dit être « à la Fécafoot tous les jours ». Embarrassé. «On ne peut pas le dire ; c’est le jour même que j’ai su », répond-il, interrogé sur une consultation préalable. Le nouveau président de la commission de football jeune et ses partisans qualifient les normalisateurs « d’imposteurs » et « d’usurpateurs ». Le fruit de l’imposture est pris au piège. Comme beaucoup d’autres tels Brigitte Mebande. En attendant d’y voir plus clair, on peut constater que Me Dieudonné Happi et ses collègues de la normalisation II semblent désormais avancer au rythme de la Fifa et du gouvernement. Se contenter des affaires courantes, le temps que la loi de 2011 soit modifiée, pour permettre que les projets de textes de la Fécafoot soient validés, puis adoptés. Quoi qu’il en soit, et à moins que la session parlementaire soit convoquée en session extraordinaire, le projet attendu de Bidoung Mpkatt ne sera éventuellement révisé que lors de la session de juin prochain. Et devra attendre la promulgation par le président de la République. A ce stade, il est certain que la mouture soit revue pour se conformer à la nouvelle loi, puis renvoyée à Zurich, pour appréciation/observation. Et enfin adoption par l’assemblée générale de la Fécafoot. Le processus électoral pourra alors être enclenché, avec son contentieux. Pour une issue incertaine. Les maîtres transitoires de Tsinga savent que le devoir ne vient que de commencer. Et que rien ne semble dépendre d’eux. Et du coup, préfèrent s’attacher les services de compétences pouvant leur permettre d’aller aussi loin que possible.

Dernière modification le lundi, 16 avril 2018 13:03

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