mardi 22 mai 2018
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Jeux du Commonwealth : Trois médailles occultées par la fugue Spécial

La compétition s’est achevée ce week-end avec la déroute du champion camerounais.


Après avoir aligné une série de victoires, toutes à l’unanimité des juges, Wilfried Seyi est tombé en finale des 75kg hommes face à l’Indien Vikas Krishan ce 14 avril par la même appréciation des cinq juges. Et pourtant, l’espoir camerounais n’est tout de même pas passé à côté de la plaque et a même tenté de se surpasser. Au deuxième round, trois des cinq juges ont vu la victoire du Camerounais. Mais les premier et dernier rounds étaient déjà assez équilibrés pour l’homme. Une fin pour le moins triste pour celui qui avait entretenu le rêve d’une médaille en or pour le Cameroun. Laminant tour à tour le Lucien Marvin Anthony, le Ghanéen Musah Lawson et l’Ecossais John Docherty à l’unanimité des juges. Mais l’adversaire du dernier combat s‘est montré plus mûr et a désillusionné les Camerounais. Du coup, la plus grande chance de médaille camerounaise à ces jeux se contentera de l’argent. Le plus grand métal obtenu par la Cameroon team à ces jeux du monde des gentlemen. Les deux autres médailles (en bronze ayant déjà été obtenues par Marcel Mayack II au triple saut, et Clémentine Mekeugni Noumbissi en haltérophilie (90kg). Le premier a réussi un saut de 16m80, améliorant sa performance personnelle, pour se classer derrière le Guyannais Troy Doris (16,88m) et le Dominicain Yordanis Duranona Garcia (16,86m). La seconde a réussi à soulever 226kg, derrière la Fijienne Eillen Cikamatana (233kg) etl’Australienne Ketty Fassina (232kg).

Cameroun, médaillé d’or de la fugue

Trois médailles dans la gibecière de Victor Agbor le chef de la délégation camerounaise. Juste de quoi retrouver le sourire après avoir essuyé la honte d’une énième fugue. Des 42 athlètes de la Cameroon team, trente-quatre seulement ont regagné le pays. Les huit autres ont pris la clé des champs. Il s’agit des haltérophiles Olivier Matam Matam, Arcangeline Fouodji et Petit David Minkoumba, ainsi que des boxeurs Christian Ndzie Tsoye, Ulrich Yombo, Arsene Foko, Christelle Ndiang et Simplice Fotsala. Le huit Camerounais n’ont été concurrencé de loin, que par les Rwandais, Sierra-Léonnais et Ougandais (en tout cinq athlètes). 

Sur le plan du classement général, le Cameroun est 36ème sur 39 pays. En étant le 6ème sur les huit pays africains qui ont pris part aux jeux. Mais le pays de Paul Biya s’est mieux distingué dans l’une de ses meilleures disciplines, la fugue. Comme ce fut déjà le cas en 2000 lors des Jeux olympiques dans cette même Australie. Comme ce fut le cas aux jeux du Commonwealth Melbourne 2006 avec neuf défections. Comme ce fut le cas aux Jeux olympiques de Londres en 2012 avec sept athlètes. Pour ne citer que ces deux cas patents. Pour sa part, Bertrand Mendouga, le président de la Fédération camerounaise de boxe, a fait croire à jeune Afrique que, «on ne l’a pas vu venir, quand les athlètes préparent un coup pareil ils le font en toute discrétion. On ne sait pas quelles sont leurs motivations ». Et certainement, l’on ne mettra plus (jamais) la main sur ces athlètes qui ont choisi l’immigration clandestine. La tradition voulant que les fuyards changent de nationalité. Imposant du coup l’éternelle reconstruction, notamment en haltérophilie et en boxe, les deux disciplines qui s’illustrent généralement dans cette attitude.

Dernière modification le lundi, 16 avril 2018 12:36

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