mardi 22 mai 2018
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Sénat : Des barons oubliés Spécial

Des pontes du régime sont restés à quai au débarquement.


Simon Achidi Achu est la plus grosse figure des lésés du décret de Paul Biya de ce 12 avril 2018. Le bail de l’ancien Premier ministre n’a pas été reconduit par le président de la République. Lui qui faisait office de figure de proue du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dans le Nord-Ouest. Achidi Achu qui était la tête de liste du parti pour la partie électorale du 25 mars dernier, paie le prix de l’échec de son parti face au Social democratic front (Sdf). En l’absence de Francis Nkwain décédé en cours du premier mandat, Paul Biya qui a d’ailleurs reconduit que le fon Gahnyonga III, a jeté son dévolu sur la tête de la liste déchue, Régina Mundi, et le fon Chafa Isaac. Les deux étaient suppléants dans la première législature. La crise dite anglophone a-t-elle joué un rôle dans ce jeu ? Rien n’est moins sûr. Quid du Sud-ouest qui vit la même situation ? Peter Mafany Musonge, l’autre ancien Premier ministre, ne devrait plus rien attendre logiquement. Lui qui avait déjà démissionné après avoir été nommé président de la Commission du bilinguisme et du multiculturalisme ; justement pour trouver des solutions à ladite crise. Fon Victor Mukete et Anjon Simon Onjwo ont donc été accompagnés par Phillip Leke Akumfor.


La mort a réglé la situation dans plusieurs régions. Ainsi, Pius Ondoua (Est), Francis Nkwain et Delphine Medjo ont été sorties de la course par la nature. Roland Matta ‘Est), Baba Hamadou (Adamaoua) et Teche Njei II (Nord-ouest) s’alignent derrière Achidi Achu dans le groupe des dinosaures ignorés. La chance n’a pas également souri à Hamadou Abbo dans le Nord. L’Ouest et le Littoral sont les seules régions à n’avoir lésé aucun titulaire sortant.


Parmi les suppléants, les lignes ont beaucoup bougé. Si Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe peut se réfugier au sein du gouvernement, et Koupit Adamou derrière ses positions tranchées d’opposant nargué jadis par Paul Biya qui le plaça dans l’ombre de l’adversaire-ennemi Mbombo Njoya, les autres ne pourront comprendre leur mise à l’écart. Dans le Sud-ouest, seule Agnès Mambe a été reconduite. Dans le Benjamin Itoe et Gabriel Dima sont rentrés à la maison, autant que Jaji Gidado dans le Nord-ouest. L’Ouest, l’Est et le Littoral ont oublié tous les anciens. Dans le Centre, le sort avait déjà écarté Joseph Ndi Samba, pendant que l’Adamaoua se sépare de Samaki Joseph et Aboubakar Kombo. Mohaman Haman perd le Nord.

 

 A côté de ces ponts, on ne saurait négliger les cadres du Social democratic front que l'échec de la phase électorale avait abandonné dans la disette. Et la nécessité de trois postes pour compléter l'effectif pour un groupe parlementaire exposait ces derniers à la magnanimité du président de la République. Des informations ont d'ailleurs fait état de ce que Paul Biya et John Fru Ndi avaient négocié cette nomination. Le magazine Jeune Afrique a même cru voir déjà le chairman John Fru Ndi parmi les élus de Paul Biya. Il n'en a rien été finalement.

 

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Dernière modification le vendredi, 13 avril 2018 11:16

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