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Sénatoriales 2018 : Le Conseil constitutionnel s'apprête à confirmer les résultats d'Elecam Spécial

Le juge suprême a rejeté tous les recours déposés dans le cadre du contentieux post-électoral.


Il n’y a pas eu de miracle au Conseil constitutionnel ce 03 avril 2018. Le Conseil constitutionnel a rejeté, mardi, les recours en annulation partielle des élections sénatoriales du 25 mars dernier introduits par le Social democratic front (SDF) et l’Union démocratique du Cameroun (UDC). Le recours du Social democratic front (Sdf) en vue de l’annulation, du moins partielle du scrutin du 25 mars 2018, dans la région du Sud-ouest, en raison des irrégularités relevées dans les départements du Lebialem et Koupe-Manengoumba, a été jugé irrecevable par les juges, pour défaut de qualité de Klebert Njenje qui l’a introduite, sans y avoir intérêt. N’étant pas candidat dans cette région. L’autre recours déposé à l’Ouest par Koupit-Adamou, a été reçu sur la forme, mais rejeté sur le fond, faute de preuves. La tête de liste de l’Udc dénonçait notamment l’achat des consciences par le parti au pouvoir.

Le Sdf en mendiant


Le contentieux post-électoral vidé, le Conseil constitutionnel dispose jusqu’au 9 avril pour publier les résultats de l’élection, qui seront alors définitifs. En clair, il s’agira de confirmer les résultats sortis des urnes et obtenus par Elections Cameroon (Elecam). Lesquels donnent vainqueur le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), sur neuf régions sur les dix que compte le Cameroun, soit 85,7%, soit 70 postes de sénateurs en jeu pour la phase élective. La région du Nord-Ouest ayant basculé pour le Sdf. Certaines sources annoncent la publication desdits résultats pour ce 05 avril. Ensuite, le président de la République nommera les 30 sénateurs restants. Il est évident que Paul Biya qui avait déjà ouvert sa magnanimité à tous les partis de la majorité présidentielle, devrait logiquement rééditer l’exploit. Ainsi, l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), l’Alliance nationale pour la démocrate et le progrès (Andp), le Front de salut national du Cameroun (Fsnc) et le Mouvement pour la défense de la république (Mdr) qui ont pu obtenir chacun un siège dans la chambre sortante, peuvent encore rêver. Les chances d’être de la partie s’étant plus grandes en raison de ce que le Rdpc a pu placer la presque totalité de ses pions, contrairement à 2013 où le parti au pouvoir avait perdu deux régions, avec ses listes invalidées.

 

Mais le Sdf pourrait rentre dans le groupe des quémandeurs. Le parti leader de l’opposition qui, avec seulement sept sénateurs, ne peut constituer un groupe parlementaire. Au cas où Paul Biya souhaite s’ouvrir à la contradiction à la Chambre haute du parlement, il devrait faire une passe remarquable dans le camp du Sdf, en nommant au moins trois sénateurs dans les rangs des militants du Sdf. Formalité démocratique oblige.

 

Dernière modification le mercredi, 04 avril 2018 18:22

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