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Routes : Semaine sanglante au Cameroun Spécial

Plusieurs accidents ont endeuillé le pays en l'espace de quelques jours, poussant le nouveau ministre à se secouer.


Dans la nuit du 30 au 31 mars 2018, la route nationale N°3 a encore enregistré un accident de la voie routière, dans la localité de Mandoumba, à une trentaine de kilomètres de Yaoundé. Un bus gros porteur de la compagnie Général express est entré en collision avec un camion semi-remorque. Sur le carreau, quatre morts et de nombreux blessés. Et alors que les réseaux sociaux s’en faisaient l’écho, ce 31 mars, c’est une Rav 4 qui s’embrassait à Tonga, sur la nationale N°4 (Yaoundé-Bafoussam) avec un bus de la compagnie Interntional line. Deux vies y sont laissées, au moment où près de Bafoussam sur la même route, un bus gros porteur de l’agence Moghamo en provenance de Yaoundé pour Bamenda, perdait le contrôle pour se renverser. Ici, toutes les vies ont été épargnées, mais de nombreux blessés enregistrés. C’est une série noire qui a commencé il y a quelques jours par le tonneau effectué par le véhicule de l’ancien ministre Augustin Kontchou Kouomegni sur l’axe Bangangé-Bafoussam. Si aucun décès n’a été enregistré, l’ancien ministre de la Communication se battait entre la vie et la mort et après les premiers soins à l’hôpital régional de Bafoussam, l’homme a été évacué sur Yaoundé pour la suite de ses soins. Mais les accidentés de la route Mbouda-Bamenda n’ont pas eu la même chance de survivre pour beaucoup. Des sources parlaient de cinq et huit morts sur le carreau à la suite de la collision entre un taxi et un car de marque Hiace.


Sensibilisation


Un baptême pour le moins lourd pour Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, nommé à la tête du ministère des Transports (Mintransports) le 2 mars dernier. L’homme s’est montré préoccupé par le cas Général Express qui est impliqué pour une énième fois dans un accident de la voie publique. En fin 2016, la compagnie avait été suspendue pour plusieurs semaines, après une série d’accidents impliquant ses voitures. Pour se racheter aux yeux de l’opinion et des pouvoirs publics, les responsables de la compagnie ont engagé des réformes en leur sein, dont le recyclage de son personnel chauffeur, des prières et séances d’exorcisme, la révision de l’ensemble des véhicules, la création d’une cellule interne de sécurité routière.


Mais l’ange de la mort plane toujours sur la compagnie. Après l’accident de Mandoumba, le ministre Ngalle Bibehe a prescrit une enquête. Laquelle sera diligentée par le ministère des Transports et les services de prévention routière de la police et de la gendarmerie. «Les résultats de l’enquête ouverte en vue d’établir les responsabilités, permettront de sanctionner aussi sévèrement que l’autorise la règlementation, les auteurs de cet accident », promet le Mintransports dans un communiqué. Et après cette action immédiate, «les équipes du ministère des transports en charge de la prévention et de la sécurité routière vont intensifier descentes sur les axes routiers et dans les agences de voyage, pour sensibiliser les usagers de la route sur les mesures de sécurité à adopter », annonce Ngalle Bibehe.

Dernière modification le samedi, 31 mars 2018 21:14

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