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Chambre de conciliation et d’arbitrage : Kalkaba Malboum se dote d’anciens nouveaux fantassins Spécial

Le président du Comité national olympique a procédé à des nominations.


Une décision signée du 22 mars 2018 de Kalkaba Malboum nomme une nouvelle équipe à la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA). Pour l’olympiade 2017-2020, le président du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc), a cette fois-ci constituées deux groupes distincts pour gérer les litiges sportifs au sein des fédérations sportives civiles nationales. Distinguant les conciliateurs des arbitres. « Sur proposition du président » de la Chambre, le Pr Bipoun Woum lui-même désigné le 10 janvier 2018, Kalkaba Malboum a pourvu l’instance de vingt experts équitablement répartis dans les deux entités. Contre dix qui constituaient l’ancienne équipe (hormis le bureau). Mais le patron du Cnosc n’a pas complètement balayé la maison et a cru devoir faire avec un panachage de veilles et jeunes huitres. Ainsi, si la page du trio dirigeant constitué de Pierre Meye Mevongo (président), François Dikoume (vice-président) et Charles Tchatchouang (rapporteur), est définitivement tournée, l’odeur de l’ancien régime résiste, avec la présence de quatre membres reconduits. Il s’agit d’une part de Gervais Mang Mayi qui fait partie des arbitres ; et d’autre part de Bernard Darna, Amadou Mbeyap et Grade Bemela qui font partie des conciliateurs. La nouvelle équipe qui vient tourner la page des pionniers, comprend entre autres, avocats, universitaires et magistrats. Une conjonction de juristes aux bifurcations diverses, afin de mieux cerner la diversité et la complexité de l’interprétation des litiges d’ordre sportif telles qu’on l’a connu en huit années de fonctionnement de la CCA. A leur tête, l’ancien ministre de la jeunesse et des Sports, Joseph Marie Bipoun Woum, qui vient de bénéficier de la confiance du chef de l’Etat et président du Conseil supérieur de la magistrature, pour faire les premiers pas du Conseil supérieur de la magistrature. Même si ce magistrat peut se prévaloir de son bagage de professeur de droit international et de droit constitutionnel, l’ancien doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université de Yaoundé II, a besoin d’accompagnateur qui connaisse les méandres de la boîte qu’il va désormais servir jusqu’en 2020. Trois membres de l’ancienne équipe le brieferont au sein du bureau : Grade Bemela, Benoît Mballa Etogo et Gervais Mang Mayi, respectivement première vice-présidente, 2e vice-président et rapporteurs.

BIDOUNg MPKATT EN EMBUSCADE

En gros, Kalkaba Mlboum a opéré un mélange de théoriciens et praticiens du droit pour espérer trouver le juste milieu dans la compréhension des dossiers à venir. Sur les 21 personnes constituant l'équipe de la nouvelle CCA, on dénombre 10 enseignants, six magistrats et quatre avocats. enseignants et magistrats occupent une place de choix dans la nouvelle CCA. Et des personnalités choisis dans des milieux privilégiés (universités, tribunaux, barreau,etc) pour sauver une institution devant assainir le mouvement sportif mais qui a elle-même perdu sa crédibilité. L'environnement dans lequel l'équipe à Bipoun Woum va s'engager est englué dans une crise qui a connu son pic en 2013 et qui s'éternise. L'olympiade se prolongeant depuis un peu plus d'un an. Le football jouant un rôle de premier plan. Le ballon rond qui a pu à lui seul imposer une modification de la loi de 2011 organisant les activités physiques et sportives au Cameroun. Et c'est ce passage obligé que l'ensemble du mouvement sportif civil national attend pour lancer le renouvellement des organes dirigeants des fédérations. Mais il faudra déjà que la contestation de la légitimité de Kalkaba Malboum accouche d'une souris. Une frange des acteurs du football a attaqué les décisions limogeant l'ancienne équipe de la CCA et celle nommant Bipoun Woum. De son côté, Pierre Ismaël Bidoung Mpkatt ne souhaite plus voir Kalkaba Malboum à la tête du Cnosc. Le ministre des Sports et de l'Education physique (Minsep) a saisi fin février, le gouverneur de la région de l'Ouest pour lui signifier que les Dixiades annoncées par le Cnosc n'auront pas lieu. L'organisateur étant sous le coup d'une suspension de l'Association des comités nationaux olympiques d'Afrique (Acnoa). Au moment où le concerné brandit son appel au TAS comme une mesure suspensive de la décision jadis prise par ses pairs pour l'écarter de l'élection tenue en 2017. L'on n'est pas encore sorti de l'auberge. L'arbitrage pourrait être joué par le sommet de l'Etat, tant les deux belligérents se sont déjà affrontés plusieurs fois dans le cadre du conflit électoral de la Fécafoot. Le Minsep soutenant l'équipe sortante de la fédération, contre le Cnosc prenant des décisions contestées par la fédération.

Dernière modification le mardi, 27 mars 2018 20:51

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