dimanche 20 mai 2018
Connexion S'inscrire

Connexion

FLASH INFO

Finances mobiles : Les acteurs veulent harmoniser les procédures Spécial

  • vendredi, 23 mars 2018 10:12
  • Écrit par  Junior Matock

Le ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng a présidé le 7 mars dernier à Yaoundé un atelier d’échanges sur l’interopérabilité des services financiers mobiles.


La métaphore utilisée le 7 mars dernier par Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel) pour expliquer l’objet de l’atelier d’échanges sur l’interopérabilité des services financiers mobiles était fort saisissante : « il n’y a pas si longtemps, les téléphones mobiles ne servaient qu’à passer des appels. Ils nous accompagnent aujourd’hui dans tous les gestes du quotidien pour trouver notre chemin, régler nos factures et gérer nos comptes en banque. Dans le domaine de l’économie numérique, l’utilisation des applications mobiles qui incluent les paiements électroniques et les services bancaires, est l’un des secteurs les plus dynamiques ». Mais pour que ces fonctionnalités puissent opérer sur les multiples plateformes disponibles, a-t-elle poursuivi, « il est indispensable d’harmoniser les processus et de garantir la transparence ». D’où le thème « favoriser le développement de l’économie numérique et l’inclusion financière, à travers l’interopérabilité des services financiers mobiles ». Mais qu’est-ce que l’interopérabilité des services financiers mobiles et quel peut être son apport dans le domaine de l’économie numérique ou de l’économie camerounaise ? Selon Minette Libom Li Likeng, l’interopérabilité fait référence à la capacité des clients à effectuer des paiements à travers différents systèmes de paiement. « L’interopérabilité permet au client de faire d’effectuer des paiements mais aussi de recevoir de l’argent de tous les opérateurs, de toutes les banques et de tous les pays », a expliqué Mfuh W. Kenji, conseiller technique au Minpostel.


En clair, l’interopérabilité facilite l’intégration entre tous les systèmes de paiement électronique non bancaires interconnectés avec le système bancaire commercial, a poursuivi Mfuh W. Kenji. L’autre avantage de l’interopérabilité réside dans le fait qu’il réduit les cas de vol liés à la circulation des espèces. On distingue deux principaux types d’interopérabilité en matière de transfert électronique : l’interopérabilité entre les systèmes de paiement des Mobile Network Operators (MNO) et les banques et l’interopérabilité entre les systèmes de paiement de différents MNO. Et puisque en matière d’interopérabilité il existe un ensemble de règles standards qui permettent de faciliter les transactions financières du client à travers les différents opérateurs. La volonté du gouvernement est d’encadrer les activités liées aux transactions financières par voie électronique en engageant les différents acteurs à coopérer entre eux. C’est ce qui explique la présence à cet atelier des responsables des sociétés exerçant dans le secteur de la télécommunication à savoir : la Cameroon Postal Services (Campost), Cameroon Telecomunications (Camtel), l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), le Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale (Gimac) et Interswitch, entreprise partenaire de Campost. Les conclusions de cet atelier permettront l’adoption d’un modèle économique ainsi qu’un d’un mode de fonctionnement pour tous ces opérateurs.

Dernière modification le vendredi, 23 mars 2018 10:38

LES DERNIERS ARTICLES

LES DERNIÈRES VIDÉOS

+ D'ÉCONOMIE

0
Partages
0
Partages