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Attentes: le tandem Alamine-Motaze à l’épreuve de la réalité Spécial

  • jeudi, 22 mars 2018 18:07
  • Écrit par  La rédaction

Déficit budgétaire, accords avec les institutions de Brettonwoods, entreprises publiques, préoccuperont le tandem Alamine-Motaze.

Réduire le déficit budgétaire à moins de 3 % du PIB

C’est un secret de polichinelle. Du fait de certains facteurs externes tels que la chute des cours des matières premières, le budget de l’Etat et les comptes externes s’en sont trouvés fortement éprouvés et ponctionnés. Même si récemment, Alamine Ousmane Mey, alors ministre des Finances, affirmait que « les réserves de change sont en train de remonter ». Tout compte fait, Louis Paul Motaze, nouveau ministre des Finances aura à cœur de réduire ce déficit budgétaire à moins de 3 % du Produit Intérieur Brut (PIB) à partir de 2018, et ce, sur trois ans. Concrètement. Il est question, souligne les experts, de « relever le niveau des recettes propres en contenant les dépenses publiques en mettant l’accent sur la qualité de la dépense ». Ceci va se faire à travers la « réduction substantielle du train de vie de l’Etat, en poursuivant l’efficacité de la dépense et le ciblage des ajustements afin que les dépenses sociales prioritaires puissent être toujours maintenues », arguent-ils. En clair, il va falloir réduire les dépenses qui n’ont aucune valeur ajoutée immédiate en gardant en esprit la qualité de la dette publique qui est de 30 %, précisait Alamine Ousmane Mey lors de la conférence annuelle du Minfi. Outre la réduction du déficit budgétaire, le Minfi devra également œuvrer à la bonne exécution du programme économique et financier signé avec le Fonds Monétaire International (FMI) appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC).

Poursuivre la mise en œuvre des accords avec le Fmi

Le 26 juin 2017, le Cameroun a signé avec le FMI un programme triennal (2017-2019) appuyé par la FEC d’un montant d’environ 1302 milliards de francs CFA. Pour bénéficier de ces financements apportés aussi par d’autres partenaires techniques et financiers tels que la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Mondiale (BM), l’Union européenne, etc, le Cameroun s’est engagé à mettre sur pied un certain nombre de ré- formes à savoir l’élargissement de l’assiette fiscale et la rationalisation des dépenses publiques, entre autres. C’est dans cette optique que les premiers décaissements sont intervenus en fin 2017 et en janvier 2018 pour ce qui concerne la BAD. Ce programme consiste précisément à rétablir la soutenabilité des finances publiques et des comptes extérieurs à moyen terme. Dans cette perspective, il sera question pour 2018, de veiller à la bonne exécution de ce programme à travers la poursuite de la mise en œuvre des réformes. Il s’agit par exemple, pour le Cameroun, de densifier la production statistique en produisant des comptes trimestriels dès cette année afin de rentrer en possession des 95 milliards de francs promis par le FMI. En plus de la poursuite de l’amélioration de l’assiette fiscale.

Renforcer la performance des entreprises publiques

La performance des entreprises publiques constitue une pierre dans la chaussure du gouvernement et plus précisément du Minfi. Les données publiées dans ce sens par le FMI depuis quelques années ne sont pas des plus appréciables. Au cours de sa dernière visite au Cameroun, en 2017, le directeur général adjoint du FMI, Mitsuhiro Furusawa déclarait que les entreprises publiques camerounaises « souffrent d’un endettement élevé et affichent des arriérés ». Et comme solution, il avait suggéré « une amélioration de l’information financière et un renforcement de la surveillance de la gestion de ces entreprises pour protéger le budget de l’Etat contre les passifs conditionnels qui y sont liés ». Le chemin se trouve ainsi tracé afin d’éviter à ces entités de continuer des gouffres à sous, mieux des « sangsues » pour l’Etat. A titre d’illustration, selon Mitsuhiro Furu sawa, les subventions allouées par l’Etat aux entreprises relevant de son portefeuille « représentent environ 1% du BIP » du pays. En considérant le PIB du Cameroun en 2015 qui était estimé à environ 15 000 milliards de francs CFA par le FMI, l’on peut évaluer le volume des subventions annuellement octroyées par l’Etat à ses entreprises, à environ 150 milliards de francs CFA. D’où la nécessité de renforcer la performance de ces structures.

Dernière modification le jeudi, 22 mars 2018 18:20

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