jeudi 19 avril 2018
Connexion S'inscrire

Connexion

FLASH INFO

Challenge : Assainir le secteur des microfinances Spécial

  • jeudi, 22 mars 2018 17:45
  • Écrit par  La rédaction

C’est l’un des terrains rocailleux sur lesquels est attendu Louis Paul Motaze.


Selon les dernières statistiques officielles, les Etablissements de microfinance(EMF) contribuent à hauteur de 10 % au financement de l’économie nationale. Sauf que, ce secteur est de plus en plus gangrené par des difficultés qui vont jusqu’à la fermeture de ces institutions financières. En termes de chiffres, on est passé de 652 EMF dans les années 2000 à 412 en 2016. Ce qui a comme conséquence le désarroi dans lequel sont plongés certains clients dont les épargnes constituaient les fonds des EMF. Sans oublier la faillite des investissements de certains promoteurs. Ce tableau peu reluisant constitue, selon certains analystes, un véritable talon d’Achille pour le gouvernement. Il faut donc remédier à cette situation en restaurant la crédibilité de ces EMF. Afin que les clients traitent avec ces structures en toute sérénité. Le Minfi a d’ailleurs pris le taureau par les cornes en organisant en 2017 une journée thématique sous le thème « le défi de la stabilité du secteur de la microfinance au Cameroun ». Il va donc falloir poursuivre ce chantier.

En plus du secteur des EMF, c’est même tout le système bancaire qui doit faire l’objet d’une attention particulière par le Minfi. D’après une source proche du dossier, un plan de relance de 400 milliards de francs CFA «serait déjà presque ficelé et un premier draft devait être soumis à la Commission Bancaire d'Afrique Centrale (COBAC) d'ici la fin du mois d'août 2017. Les arbitrages concernent le coût de financement de cet assainissement. Le gouvernement doit pouvoir engager les actionnaires des banques privés à recapitaliser leur business, une option qui n'est pas gagnée d'avance. Pour les banques publiques, l'option d'une recapitalisation est la plus plausible, car elle reviendrait moins cher que de procéder à des liquidations. Avec l'absorption de créances douteuses, les experts estiment à près de 400 milliards de francs CFA, le coût de cette opération d’assainissement ». Rappelons qu’il s’agit là aussi d’une des réformes à mettre en œuvre par le gouvernement dans le cadre du programme avec le FMI.

Dernière modification le jeudi, 22 mars 2018 18:17

LES DERNIERS ARTICLES

LES DERNIÈRES VIDÉOS

+ D'ÉCONOMIE

0
Partages
0
Partages