mercredi 21 février 2018
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Football camerounais : L’éternel recommencement Spécial

Regard sur l’interminable transition à la tête de la Fécafoot.


Encore trois semaines, et le train du Comité de normalisation de la Fécafoot arrivera à la gare. Ce sera la fin d’un voyage de six mois. Six mois au courant desquels les cinq membres de l’exécutif intérimaire de l’instance faitière du football camerounais avaient trois missions principales : réviser les textes fondateurs, organiser les élections et gérer les affaires courantes. Le 14 décembre 2017, la mouture des textes a été envoyée à la Fifa pour validation. Et Me Happi Dieudonné prévoyait un retour au plus tard au 15 janvier. Pour les faire adopter par l’assemblée générale et tenir le processus électoral sur un mois et demi. A ce jour, rien n’a plus bougé. Autant dire que depuis un peu plus de cinq mois, l’équipe à Dieudonné Happi s’est contenté de la gestion des affaires courantes. Et trois semaines ne suffiront pas pour boucler la suite du travail.


Il est clair que le mandat du Comité de normalisation sera renouvelé. Du moins, il n’y aura pas d’exécutif élu à la maison du football de Tsinga. Et déjà, les acteurs relancent le débat sur l’avenir de la Fécafoot. Entre partisans et adversaires de l’équipe dirigeante actuelle, certains proposent que le mandat de la Normalisation II ne soit pas renouvelé. Quoi qu’il en soit, après le 28 février 2018, le ciel du football camerounais restera nuageux. Comme il s’est déjà abattu sur la presque totalité des sélections nationales du ballon rond. Comme la Ligue 2 qui se jouera à 15, faute pour les interpoules d’avoir eu lieu. Une situation tributaire de l’annulation des championnats régionaux. Le football à la base est ainsi à l’agonie, parce que pris au piège des acteurs embarqués dans des querelles interminables.


Le sourire promis par la consonance du patronyme Happi n’a donc pas été au rendez-vous. Un peu sur les rails posés par Joseph Owona et ses compagnons qui ont séjourné à la tête du football camerounais pendant 26 mois. Pour rendre un devoir médiocre sur une copie pâle. De Mohamed Iya à Happi Dieudonné, le train Fécafoot a sans cesse déraillé. Au-delà des acteurs mus par leurs intérêts égoïstes, les pouvoirs publics sont plus que jamais interpellés sur leur mission régulatrice. Eux qui se sont parfois substitués en acteurs de l’ombre. Quid de cette Caf dont les maîtres actuels se livrent à un jeu partisan fait de tacles irréguliers contre des coéquipiers ? Ou encore cette Fifa new look plus portée à coloniser sa représentation continentale qu’à consolider les acquis de la modernisation ? Giani et ses hommes ont confisqué les textes et demeurent muets. A ce rythme, l’horizon n’est pas encore prêt à s’éclaircir pour le football camerounais.

Dernière modification le mardi, 06 février 2018 12:16

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