vendredi 20 avril 2018
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Chan 2018 : Ils ont fait et/ou défait Les Lions indomptables A’ Spécial

Pour sa troisième participation au Championnat d’Afrique des nations (Chan), le Cameroun a fait sa pire des prestations. Trois matchs joués, deux défaites et un nul. Synonyme d’un seul point qui ramène les Lions indomptables A’ précocement au pays. Le Cameroun a laissé le Congo qu’il a écarté en éliminatoires il y a deux ans, prendre sa revanche. Pareillement, l’Angola que le Cameroun a battu à Rwanda 2016 en match de groupe (1-0), a renversé la situation. Du coup, en affrontant les Etalons A’, Les Lions indomptables n’avaient plus en tête que de sauver l’honneur.


Là où peu d’observateurs pouvaient miser sur le Cameroun, Rigobert Song, l’entraîneur principal, lui, avait initialement placé la barre au niveau des demi-finales. Mais c’est le même technicien qui, au soir de l’élimination, a émis des doutes sur le niveau du championnat camerounais d’élite : «Il va falloir se remettre en cause, peut-être que notre championnat n’est pas au niveau. A nous d’en tirer les leçons pour avancer». En ménageant ses joueurs : «Nous n’avons pas abouti à nos fins. Nous n’avons pas eu de chance dans cette compétition. Mais mes joueurs ont démontré qu’ils avaient envie», s’est-il consolé. Dans ce dossier, ceux qui ont fait le tournoi côté Cameroun, dans les deux extrêmes.

 

Les Tops


Thomas Etta Bawak : Devoir accompli


Avec lui, on retrouvait un certain Jérémie Njitap à l’œuvre. Déchaîné sur le couloir droit du Cameroun, Thomas Etta Bawak a su porter le jeu tant offensivement que défensivement. En témoignent les statistiques du premier match. Contre le Congo, l’arrière droit du Cameroun a totalisé le plus grand temps de jeu balle au pied : 73 minutes sur les 95 qu’il a passées sur le terrain. Avec au menu 53 passes dont 35 réussies. Et sur les trois matchs, l’homme était l’un des plus grands distributeurs de balles du Cameroun. Malheureusement, le danger qui en est survenu n’a jamais pu faire rompre un adversaire qui, en éliminant le champion en titre, était un foudre de guerre certain. Présents sur le front offensif, Bawak n’a pas souvent oublié sa vocation défensive, et a parfois subi plus de fautes qu’il n’en a commises.


Alphonse Marie Tientcheu : Promesse tenue


Il aurait pu changer le destin du dernier match du Cameroun (face au Burkina Faso, 1-1) s’il avait cadré le tir qui concluait la dernière offensive du Cameroun dans les dernières secondes des arrêts de jeu. Sur une construction collective, Alphone Tientcheu a percé le mur défensif burkinabè, mais a manqué son tir croisé. Un énième tir là où nombre d’attaquants ont échoué.
Le défenseur d’Eding de la Lékié était de ceux qui portaient les espoirs du Cameroun pour ce Chan. Du moins ceux qui pouvaient se mettre au-dessus de la mêlée. Et sur le terrain, Alphonse Marie Tientcheu a rempli sa part de mission. Et d’entrée face au Congo, le nouveau défenseur d’Eding de la Lékié a étalé la plénitude de ses capacités. Le meilleur joueur de Mtn elite one a su tirer son épingle du jeu. Comme l’ensemble des défenseurs. En 95minutes de jeu, l’arrière des Lions indomptables A’ a été au contact du ballon pendant 59 minutes. Et pour les 67 balles jouées, Tientcheu n’en a mal négocié que 13. En ce qui concerne les passes, l’homme qui animait tant bien que mal l’offensive sur le couloir gauche, a fait 54 passes dont 43 réussies, et n’a enregistré qu’une faute. L’entrée était réussie.


Junior Awono : Le dépanneur de service


Il aura été corvéable à souhait dans une sélection qui avait des difficultés à garnir son milieu sur l’aspect défensif. Du coup, le capitaine a dû jouer les esclaves pour sauver les meubles dans l’entrejeu. Avec les failles que cela ne pouvait manquer de créer. Pour exposer le joueur de Yong sport academy à la vindicte populaire. Mais très vite, un avocat sorti d’Apejes de Mfou, le formateur du joueur, a pris sa défense pour indiquer qu’il n’a pas été formé comme milieu défensif. «Il aime se porter vers l’avant, appuyer l’attaque», a argumenter Aimé Léon Zang sur facebook. Mais à l’évidence, Junior Awono était le moindre mal au poste. Et a subi le martyr sur deux rencontres, avec au passage deux cartons jaunes.


Patrick Moukoko : Le borgne


L’histoire retiendra que Patrick Moukoko a été l’unique buteur du Cameroun au Chan 2018. Face au Burkina, l’homme a égalisé sur un centre de Kouoh Bile, alors que la sélection de Rigo accusait déjà un retard. Ce n’était que la consécration pour un Lion qui s’est montré affamé depuis l’entrée en compétition du Cameroun. Il avait déjà cadré trois des cinq tirs qu’il a signés face au Congo, dont ce poteau qu’il a trouvé en reprenant la frappe de Pangop repoussée par la transversale. L’attaquant de Sangmélima s’est ainsi surpassé pour reprendre les missions attendues des talents tels que Pangop et Bitang.

 

Les flops

 

Rigobert Song : L’expérience fait défaut


Le charisme ne se transmet pas par simple manifestation de la volonté. Rigobert Song l’a appris à ses dépens. L’ancien capitaine des Lions indomptables qui croyait inoculer le virus de la combattivité aux Lions indomptables A’, devra attendre un peu plus que ce qu’il avait prévu. Deux ans encore, s’il est maintenu chez les A’. Le sélectionneur n’a pas pu faire autant que ses prédécesseurs, à savoir jouer au moins la demi-finale de ce tournoi réservé aux joueurs amateurs. Pour sa première compétition, le successeur de Martin Ndtoungou Mpile n’a pas pu traverser le premier tour.
L’homme ne pourra s’en prendre à lui-même. Près de six mois de préparation sans matchs tests. Et promettre les demi-finales. Déjà, l’homme qui est resté longtemps alité du fait d’un Avc, est un novice sur le banc de touche. Après avoir raccroché les godasses en 2010, Rigo n’a pas fait ses classes après l’obtention de ses diplômes. Juste un poste de team manager de l’équipe A entre 2013 et 2016. Pour être propulsé à la tête d’une sélection de joueurs issus d’un championnat local qui cherche encore la voie du professionnalisme.

Frantz Pangop : A côté du sujet


L’horoscope n’aura pas souri à celui qui était présenté comme la force de l’attaque camerounaise. Lui qui a forcé les portes de l’équipe A que Hugo Broos avait verrouillées pour les joueurs locaux. Convoqué en équipe première, l’attaquant de l’Union de Douala a mis à profit ses deux minutes de jeu pour ouvrir son compteur face à l’Algérie à Yaoundé. De quoi s’imposer en dernière journée des éliminatoires du Mondial 2018. Mais après ce séjour au sommet, l’homme n’a pas pu assurer en classe inférieure.
Titularisé lors des deux premières sorties du Cameroun, l’ex joueur de l’Union de Douala n’aura été que l’ombre de lui-même. D’abord face au Congo, en 69 minutes de jeu, l’attaquant a joué 42 ballons dont 13 perdus. S’il réussit les 26 passes qu’il a faites, Frantz Pangop ne tire qu’une seule fois au goal. Puis face à l’Angola, le régime baisse au point que Rigobert Song l’oublie au banc en dernière sortie.


Bonny Elame : Joker perdant


Il n’était pas très attendu sur le front de l’attaque à la phase finale du tournoi. Lui qui n’a connu la tanière des Fauves d’Afrique centrale que lors de la phase préparatoire du tournoi final. Même si le joueur de Dragon de Yaoundé a joué les matchs de rodage au Maroc. Mais une fois jeté à l’eau, la surprise du chef n’a pas su donner raison à son bienfaiteur. Face au Congo, sur les 53 minutes passées sur l’aire de jeu, l’homme n’a totalisé que six avec le ballon. Et sur les 14 ballons joués, il n’a gagné aucun duel. Et pourtant, l’attaquant réussit 8 des dix passes qu’il a faites. Mais aucun tir au goal. Se fermant lui-même les portes de la titularisation pour la suite.

 

Source: Défis actuels

Dernière modification le mercredi, 31 janvier 2018 18:40

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