lundi 23 avril 2018
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Crise sécessionniste : Yaoundé confirme l’extradition de Sissiku Ayuk et 46 partisans Spécial

Le porte-parole du gouvernement a fait une déclaration sur le sujet ce soir.


«Le gouvernement camerounais annonce à l’opinion publique nationale et internationale qu’un groupe de quarante-sept terroristes, au nombre desquels Ayuk Tabe, se trouve depuis quelques heures entre les mains de la justice camerounaise…» Le gouvernement camerounais est sorti de sa réserve ce soir pour donner cette information à propos des leaders et membres du Southern Cameroon’s national council (Scnc) interpellés le 5 janvier dernier à Abuja au Nigeria. Le Cameroun a bénéficié de la collaboration du Nigeria pour parvenir à mettre la main sur ses citoyens engagés dans cette option radicale. Et Issa Tchiroma déclare que «le gouvernement se félicite du caractère excellent de la coopération multiforme qu’entretiennent le Nigeria et le Cameroun, notamment en matière sécuritaire». Au moment où le débat se poursuivait sur le respect du droit international par le Nigeria.


La plupart des dix personnes interpellées le 5 janvier 2018 en terre nigériane jouissant de statuts protecteurs : refugiés, asile politique, double nationalité, etc. Des défenseurs des droits de l'homme ont essayé d'empêcher cette extradition. Rien n’y a fait. Yaoundé et Abuja comptent poursuivre : «Le gouvernement réaffirme la détermination des gouvernements des deux pays, sous la houlette de leurs chefs respectifs, à ne jamais tolérer que leurs territoires servent de base à des activités de déstabilisation dirigées contre l’un d’entre eux», indique le porte-parole du gouvernement.


Sissiku Ayuk Tabe et neuf de ses partisans ont été arrêtés le 5 janvier dernier dans un hôtel d’Abuja, la capitale politique du Nigeria, pendant qu’ils tenaient une réunion. Et c’est le responsable de la communication du Scnc qui a ébruité l’affaire. Depuis, aucune déclaration officielle n’a été enregistrée, ni de Yaoundé, ni d’Abuja. Semant le doute dans les esprits. Jusqu’à ce jour du 29 janvier 2018. Vingt-quatre jours sont passés. Le nombre a augmenté. Preuve que la traque se poursuivait entre temps. Désormais, ceux qui organisent dans l’ombre la partition du Cameroun, sont désormais entre les mains de la justice camerounaise. «Ils devront répondre de leurs actes devant la justice», a promis Issa Tchiroma.

Dernière modification le lundi, 29 janvier 2018 20:53

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