mercredi 21 février 2018
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Agro-industrie: Louis Paul Motaze appuie la transformation du café

Le ministre de l’Economie, de la planification et de l’Aménagement du territoire a accordé un   financement de près d’un milliard à une unité de transformation de café dans le moungo.  

C’est dans le département   du Moungo, région du Littoral,   que Louis Paul Motaze a choisi d’effectuer sa rentrée économique. Pendant deux jours (les 25 et 26 janvier derniers), le ministre de l’Economie, de la Planification   et de l’Aménagement du territoire (Minepat) a parcouru ce   département, un grand bassin de production agricole sur le déclin, avec pour point d’orgue la rencontre avec les opérateurs de la filière café dans la ville de Nkongsamba. A ces derniers, le ministre a fait savoir que   le gouvernement veut à nouveau faire du Moungo un grand bassin de   production comme dans le passé. Pour le Cameroun, cet objectif n’est   pas une lubie des autorités. Il intègre une stratégie qui travaille à relancer   la filière en accroissant la production de café en perte de croissance depuis quelques années. Le choix du Moungo est aussi la preuve que le gouvernement tient à relancer les grandes cultures de rentes pour booster la croissance du pays. Pour Louis Paul Motaze, encourager   la production de café est bien le moyen d’accompagner les ambitions économiques du président de la République, qui souhaite renforcer la résilience de l’économie camerounaise afin de lutter efficacement contre les effets pervers de   la crise actuelle. Comme l’explique   le ministre de l’Economie : cette   crise est le fait de la baisse drastique du prix du pétrole et l’insécurité   qui a engendré des dépenses   imprévues avec pour résultat le déséquilibre budgétaire. En choisissant d’effectuer sa rentrée   économique dans le Moungo, Louis Paul Motaze fait aussi le pari de réduire   la dépendance du Cameroun au pétrole. « Il y a davantage de   produits sur lesquels le Cameroun peut miser. L’avantage est de réduire   l’impact de la crise quand les cours d’un produit changent comme   c’est le cas actuellement pour le pétrole », explique le ministre Motaze. Pour passer de la parole aux actes, le gouvernement a donc lancé toute une stratégie pour la croissance de la filière. Cette dernière est en réalité   l’actualisation du Plan de relance de la filière café qui date de 2014.   Ce plan prévoit un accroissement considérable de la production de café. Il est prévu une production de 120 000 tonnes de café robusta et de 35 000 tonnes de café arabica à l’horizon 2020, bien loin de la production   actuelle qui tourne autour de 40 000 tonnes.  

Synergie nord sud  

Pendant son périple dans le Moungo, le Minepat a aussi expliqué   aux acteurs de la filière café que la   stratégie du gouvernement intègre   aussi le volet transformation. Louis Paul Motaze a pour cela visité les   installations de Synergie Nord Sud (SNS), l’ancienne société Tzouvelos   reprise par Aimé Njiakin, qui a pour cœur de métier la transformation du   café vert en café torréfié moulu. «  Si nous sommes venus encourager   le directeur général de Synergie Nord Sud c’est parce que nous nous   sommes rendu compte qu’il a compris le sens dans lequel nous sommes en train d’aller : transformer   une bonne partie de la production. C’est la raison pour laquelle nous avons cru nécessaire de lui apporter un appui direct », a indiqué   le ministre de l’Economie à la   presse. Car le Minepat a paraphé un protocole d’accord avec SNS pour   un montant de près de 900 millions de francs CFA. Le ministre a ensuite ajouté à l’intention de la presse qu’il s’agit là d’un partenariat public-privé astreint   à un cahier de charges avec des obligations réciproques. Le gouvernement   dans ce partenariat apporte   l’investissement nécessaire   pour l’optimisation des capacités techniques de SNS, qui en retour se charge de créer la richesse en augmentant sa production de café moulu. Surtout que le café camerounais est très prisé à l’étranger. « Dans la diversification des sources de croissance il est bon qu’un produit comme le café qui a connu une   période faste dans le passé que ce   produit redevienne ce qu’il était. Il faut pour cela encourager les producteurs et les torréfacteurs », conclut Louis Paul Motaze avant de quitter le Moungo pour rejoindre Yaoundé.    

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