jeudi 19 avril 2018
Connexion S'inscrire

Connexion

FLASH INFO

Cpp : Le temps des dissensions Spécial

Une guerre de tranchées secoue le sommet du parti dirigé par Kah Wallah.


Franck Essi est clair : «Aucun organe du Cpp à ce jour n’est suspendu. Encore moins les responsables des structures de base tout comme des organes de coordination». Le secrétaire général du Cameroon people’s party (Cpp) réagit ainsi à travers une mise au point, à des informations faisant état de la suspension d’Edith Kah Wallah et le conseil du parti, «suspendus pour une durée indéterminée», de leurs fonctions, ainsi que le secrétaire général. Au cours d’une réunion tenue le 29 décembre dernier au domicile du président d’honneur Pr Tita Fon, à Bamenda. Et c’est un communiqué de presse publié dans le journal qui en donne le prétexte. Invitant d’ailleurs «Edith Wallah et ses lieutenants à retourner dans leurs différentes circonscriptions en vue de mobiliser la base». Annonçant une conférence nationale du parti, pour réorganiser les organes du parti et désigner le candidat aux différents scrutins. Rien n’est clairement dit sur ce qui est reproché au directoire du parti. Mais le communiqué signé de Tita Fon invite les militants «à tourner le dos à la politique de la chamaillerie, de la manipulation et d’exploitation» ; et met en garde «ceux qui utilisent le parti à des fins pécuniaires et des intérêts personnels». L’homme profite de l’occasion pour dire son soutien à l’unité nationale, «condamne avec la dernière énergie toute forme de violence orchestrée par les terroristes» dans Nord-ouest et le Sud-ouest.


Non sans annoncer que le Cpp fait partie de la majorité présidentielle. Une façon de reprocher à Kah Wallah son extrémisme face au régime de Yaoundé. «Le Cpp n’a aucune alliance avec le Rdpc et n'en a jamais eu à notre connaissance. Quiconque l’affirme est manifestement partie prenante d’une grossière campagne de désinformation», dément Franck Essi. qui indique par ailleurs qu’«aucun/e candidat/e à une quelconque élection n’a été investi. La procédure d’investiture au Cpp se fait soit par consensus, soit par des primaires internes au sein du parti. C’est notamment ce qui s’est passé en 2011 pour l’élection présidentielle et en 2013 pour les élections municipales et législatives».


En convoquant le dispositif réglementaire du parti. Notamment le Congrès, instance supérieure du parti. «En tant que structure rassemblant tous les trois ans les forces vives du parti, il sanctionne le rapport d'activités du parti, investit le/la candidat(e) du Parti à l’élection présidentielle, valide les listes de candidature présentées aux élections nationales et locales transmises par le biais des Coordinations Régionales». Par ailleurs, «en tant qu'organe central de premier ordre,…il délibère et statue sur toutes les questions importantes relatives aux orientations politiques, idéologiques et doctrinales, délibère et statue sur toutes les questions relatives aux structures, à l'organisation et à l'action du Parti, se prononce sur toutes les questions liées aux activités du parti», souligne-t-il. Réaffirmant que le Cpp reste engagé «dans la poursuite de l'objectif primordial pour le Cameroun à ce stade qui est celui de la Transition Politique». Dans le cadre de la plateforme Stand up for Cameroon dont il est membre.

 

 

Dernière modification le jeudi, 25 janvier 2018 20:10

LES DERNIERS ARTICLES

LES DERNIÈRES VIDÉOS

+ DE POLITIQUE

0
Partages
0
Partages