samedi 21 avril 2018
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Crise à l’Ufp : Olivier Bilé répond à Jacques Maboula Spécial

Le président de l’Ufp vient de réagir à la défection du maire de Yabassi.


«Pour nous, l’acte de nomadisme politique renouvelé par lequel Jacques Maboua a rallié Akere Muna est un non-événement, un épiphénomène, un fait sans conséquence sur la marche inexorable de l’Ufp vers son glorieux destin». Olivier Bile minimise l’effet de la défection du maire de Yabassi qui s’est rallié à Akere Muna, pour le compte de la prochaine élection présidentielle. Mais si le président de l’Ufp déclare qu’«à l’Ufp, nous ne sommes adeptes ni de querelles gratuites, ni du bavardage improductif», il tient à rectifier le tir. «M. Maboula fidèle à sa logique de manipulation, veut laisser croire, comme dans cette interview sur Canal2, qu’ils auraient le monopole de vouloir organiser une coalition. Il a clairement affirmé que nous autres serions opposés à la coalition», commence-t-il. Le 11 janvier 2018, Jacques Maboula avait posté sur son mur facebook ce message : «Vous devez mener une bataille face à un adversaire redoutable organisé en majorité dite présidentielle et super équipé, des groupes s'organisent et se mettent ENSEMBLE pour faire face à l'adversaire commun, vous suggérez à votre président de mutualiser les moyens limités disponibles et de combattre aux côtés des groupes en constitution. Il vous dit non je livrerai bataille seul. Une telle réponse mérite mûre réflexion, moi je ne suis pas redevable du système, seule la libération effective et totale du Cameroun de la kleptocratie (Sic) régnante motive mes choix et détermine ma stratégie».


Réponse de Bilé : «Coaliser signifie-t-il se vendre au plus offrant ou mutualisation des capacités d’acteurs et choix du meilleur projet ?» se demande-t-il. Livrant sa vision de la coalition. Avant de s’attaquer frontalement à son maire rebelle. «Agissant comme Judas à l’endroit de Jésus qu’il avait trahi sans raison, mais juste pour quelques pièces d’argent, jacques Maboula a trahi le parti libérateur de Yabassi qu’est l’Ufp», écrit-il. On apprend de la longue lettre écrite par Olivier Bile, que Jacques Maboula a sollicité en vain son soutien financier pour la campagne électorale en vue de la prochaine élection municipale. Alors l’homme aurait proposé à son président de se rapprocher d’Akéré Muna comme sponsor. Du coup, Olivier Bile peut parler de «trahison et de félonie politiques» de la part de Jacques Maboula. Tirant ses bases de François Bayart dans L’Etat en Afrique : la politique du ventre et Augustin Frédéric Kodock, ancien secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (Upc), qui déclarait que «quand on est en train de se noyer, l’on est prêt à s’accrocher même à un serpent». Regrettant que Jacques Maboula qui «ne se soucie pas du destin d’un parti qui, dans des conditions providentielles, l’a sorti en 2013 des profondeurs abyssales de l’anonymat politique». Jacques Maboula Mboya dans le rang «des hommes politiques sans conviction, naviguant au gré des vents, mais surtout animés par les impératifs des intestins et de la survie, prêts à se vendre au plus offrant…» De la part de celui qui, en 2013, avait quitté les rangs du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), alors que le parti au pouvoir était englué dans des crises de leadership dans le Nkam.

Dernière modification le lundi, 22 janvier 2018 20:53

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