mercredi 21 février 2018
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Hysacam veut restaurer la propreté à Yaoundé

Un bac à ordures plein à craquer Un bac à ordures plein à craquer

C’est depuis au moins cinq mois que ces déchets sont entassés ici sans que cela ne préoccupe l’entreprise qui est chargée du ramassage », s’indigne Marie G, commerçante au marché d’Etoudi jeudi dernier. « Je n’ose pas vous parler des odeurs que nous supportons chaque jour, lesquelles peuvent à la longue avoir un impact sur notre santé », poursuit- elle, indignée. L’image des immondices parsemées le long des rues de la ville de Yaoundé pendant plusieurs mois avait fini par s’intégrer dans le quotidien des populations de la capitale.

Dans certains quartiers de la ville, ces ordures avaient réduit de moitié la chaussée. Lorsqu’elles ne distillaient pas son parfum malodorant dans les environs. Ces clichés et bien d’autres ont été réduites, grâce aux pelles et engins de l’entreprise Hysacam qui, depuis quelques semaines, a repris du service. Ceci grâce au paiement d’une partie de la dette à elle due par l’Etat, un peu plus de six milliards de francs, selon des sources proches du dossier. Alors même que cette dette s’élève à 13 milliards de francs CFA, selon les mêmes sources. C’est à l’effet de témoigner de la reprise effective des travaux de salubrité de la ville qu’une mission conjointe : Communauté Urbaine de Yaoundé (CUD), ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu) et Hysacam a effectué le 11 janvier dernier une visite de terrain.

L’essentiel des quartiers de la ville a été visité par la délégation conduite par le Minhdu, Jean-Claude Mbwentchou. Du côté de Dragage tout comme à Messassi, Nkoabang, en plus de ce que les ouvriers d’hysacam sont à l’oeuvre, les bacs sont vides et les espaces à l’entour nettoyés. Toutefois, les marchés Etoudi, Mendong et Biyem-Assi Lac font figures de mauvais exemples. « Nous avons entrepris de contribuer 200 francs CFA chaque jour pour faire enlever les ordures du marché afin qu’on ait de l’espace pour étaler nos marchandises », explique Germaine K., commerçante au marché Mendong. Du côté de Biyem-Assi, Marthe C., la cinquantaine entamée, dit oeuvrer à la sensibilisation quotidienne des populations. « Je demande chaque jour à mes voisins de prendre la peine de verser les déchets dans les réceptacles. Mais il y en a qui n’obéissent pas à cette consigne », s’offusque Germaine, une autre commerçante. Autre problème en ce lieu, le réceptacle a été mal construit, ce qui ne permet pas d’y installer un bac à ordures. Le Minhdu et le Délégué du gouvernement auprès de la CUD ont promis de trouver des solutions. A chaque point d’arrêt, le Directeur de l’Agence de Yaoundé d’Hysacam, Claude Eboute Mbappe, a rassuré les populations en promettant de densifier la collecte de ces déchets de manière.

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