mardi 22 mai 2018
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Budget 2017 : Les recettes en hausse et les dépenses en baisse

Alamine Ousmane Mey, ministre des Finances Alamine Ousmane Mey, ministre des Finances

Le rapport de l’exécution budgétaire à fin septembre 2017 indique que l’Etat a connu une nette amélioration de ses recettes totales évaluées à 2825,8 milliards de francs CFA, soit une hausse de 278,1 milliards comparativement à la même période de l’année 2016. Alors que les dépenses budgétaires totales ont diminué de 41 milliards.

Le ministère camerounais des Finances (Minfi), Alamine Ousmane Mey, publié le rapport trimestriel de l’exécution budgétaire, pour la période allant de janvier à septembre 2017. Ainsi donc, au cours des neuf premiers mois de l’exercice 2017, les recettes budgétaires totales du Cameroun s’élèvent à 2825,8 milliards de francs CFA sur des prévisions fixées à 3119,4 milliards. Soit un taux de réalisation de 90,6 %. « Cette sous-réalisation est imputable à la fois aux recettes internes et aux emprunts et dons. En effet, les recettes budgétaires internes affichent un taux de réalisation de 91,5 % par rapport aux 2371,5 milliards d’objectif à fin septembre. Les emprunts et dons présentent un taux de réalisation de 87,7 % par rapport aux 747,9 milliards de prévision », explique le Minfi.

Si l’objectif n’a pas été atteint, reste que, comparativement à la même période de l’année 2016, les recettes budgétaires sont en hausse de 278,1 milliards de francs CFA, soit plus de 10,9 % en glissement annuel. Une hausse enregistrée tant au niveau des recettes internes qu’au niveau des emprunts et dons. En effet, les recettes budgétaires internes recouvrées s’établissent à 2170 milliards, augmentant ainsi de 111,5 milliards (+5,4 %) par rapport à la même période de l’exercice 2016 où elles étaient de 2058,5 milliards. « Cette augmentation est autant attribuable aux recettes pétrolières qu’aux recettes non pétrolières », précise le Minfi. Et d’ajouter que les emprunts et dons, eux, s’élèvent à 655,8 milliards à fin septembre 2017 contre 489,2 milliards à fin septembre 2016, soit un accroissement de 166,6 milliards (+34,1 %) entre les deux périodes. Cet accroissement, selon le Minfi, est principalement le fait de l’amélioration des décaissements au titre des prêts projets et des emprunts bancaires, qui sont notamment destinés au financement des projets du Plan d’urgence triennal (Planut) et de la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN) 2019.

Les recettes pétrolières

Selon le document publié par Alamine Ousmane Mey, qui détaille les performances de l’Etat en matière d’exécution budgétaire pour les neuf premiers mois de l’année 2017, les recettes pétrolières se chiffrent à 284,4 milliards à fin septembre 2017. Une augmentation de 42,6 milliards (+ 17,6%) par rapport à 2016, qui s’explique par la hausse des cours mondiaux du pétrole. Elles sont constituées de 239,1 milliards de redevance pétrolière Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) et 45,3 milliards d’impôt sur les sociétés pétrolières. Par rapport aux 331 milliards de prévision pour les neuf premiers mois de cette année 2017, leur taux de réalisation est de 85,9 %.

 Les recettes non pétrolières

Egalement prises en compte dans le document publié par le Minfi, les recettes non pétrolières elles, s’élèvent à 1 885,6 milliards à la fin septembre 2017 contre 1 816,7 milliards à la même période en 2016. Soit une augmentation de 68,9 milliards (+3,8 %). Par rapport aux 2 040,5 milliards d’objectif fixé, elles sont en retrait de 154,9 milliards, soit un taux de réalisation de 92,4 %. Ici, la sous performance s’observe dans toutes les principales rubriques de ces recettes. D’abord au niveau des recettes des impôts et taxes qui s’élèvent à 1 276 milliards contre 1 209,3 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 66,7 milliards (+5,5 %). Cette hausse en glissement annuel résulte de l’augmentation de 88,7 milliards (+22,7 %) et de 12,8 milliards (+16 %) respectivement de la TVA et de la TSPP. Par contre, l’impôt sur les sociétés non pétrolières, l’IRPP et les droits d’accises enregistrent des baisses en rythme annuel. Par rapport aux 1 312,5 milliards d’objectif à fin septembre 2017, les recettes d’impôts et taxes sont en retrait de 36,5 milliards, soit un taux de réalisation de 97,2 %.

 Ensuite, il y a les recettes douanières qui, elles, s’établissent à 519,6 milliards à fin septembre 2017 contre 504,2 milliards à fin septembre 2016, soit une hausse de 15,4 milliards (+3,1 %) en glissement annuel. Par rapport aux 608 milliards prévus pour les neuf premiers mois de l’année 2017, les recettes douanières sont en retrait de 88,4 milliards, soit un taux de réalisation de 85,5 %. « Cette sous-performance s’explique notamment par la baisse des importations (- 2 % globalement et -7 % hors pétrole) et, dans une moindre mesure, par les effets induits de l’application de l’Accord de Partenariat Economique (APE) », confie encore Alamine Ousmane Mey. Alors qu’enfin, les recettes non fiscales baissent de 13,2 milliards (-12,8 %) et se situent à 90 milliards à fin septembre 2017. Par rapport aux 120 milliards d’objectif fixé, elles sont en retrait de 30 milliards, soit un taux de réalisation de 75 %.

Exportations : Le cacao en chute

S’agissant des cours des principaux produits exportés, en dehors de ceux du cacao qui ont chuté, ils sont en hausse par rapport à l’année 2016. Les cours moyens des cafés robusta et arabica progressent respectivement de 18,4 % et 3,3 %, et se situent à 107 cents/ib et 135,2 cents/ib. Ceux de l’aluminium et de l’huile de palme augmentent respectivement de 22,6 % et 5,8 % pour s’établir à 1 922,7 dollars et 663,3 dollars la tonne. Le cours moyen du coton brut enregistre une hausse de 16,1 % pour se situer à 84,3 cents/ib. Celui du pétrole brut augmente de 23,8 % en glissement annuel, passant en moyenne de 42,1 dollars le baril sur les neuf premiers mois de 2016 à 52,1 dollars sur les neuf premiers mois de 2017. Par contre, le cours moyen du cacao chute de 33,3 % en glissement annuel pour se situer en moyenne à 1 980,8 dollars la tonne.

Les dépenses en baisse

 Entre temps, les dépenses budgétaires totales s’élèvent à 2 755,9 milliards de francs CFA à fin septembre 2017 contre 2 796,9 milliards à 2016, soit une baisse de 41 milliards (-1,5 %) en glissement annuel, principalement imputable aux dépenses courantes. Par rapport aux prévisions, celles-ci ont été exécutées à hauteur de 2 755,9 milliards, soit un taux d’exécution de 86,9 % ; le taux d’exécution des dépenses courantes étant de 93,2 %, alors que celui des dépenses d’investissement se situe à 79,2 % et que le service de la dette publique a été exécuté à hauteur de 85,6 %. « La mise en oeuvre des mesures prises depuis le mois de juillet 2017 pour assurer une bonne exécution du budget de l’Etat dans une conjoncture économique difficile va se poursuivre jusqu’au terme de l’exercice, conclue le Minfi. Ces mesures concernent notamment le renforcement de la mobilisation des recettes non pétrolières, la régulation budgétaire et le contrôle de l’effectivité des dépenses publiques ».

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