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Conac : Satisfecit mitigé de Massi Gams et compagnie Spécial

Le rapport a été publié ce 22 décembre à Yaoundé.

 

Pour le compte de l’année 2016, le rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun fait état de 2402 dénonciations enregistrées par la Commission nationale anticorruption (Conac). Contre 3268 cas annoncés pour le compte de l’année précédente, soit une baisse de l’ordre de 26,5%. Et Dieudonné Massi Gams peut s’en féliciter et croire que «les actions de lutte contre la corruption porte leurs fruits». En se félicitant de la chute du nombre de ces dénonciations, Dieudonné Massi Gams salue un engagement tous azimuts des différentes institutions engagées dans la lutte contre ce fléau qui fit la réputation du Cameroun au début des années 2000, lorsque Transparency international classa le pays de Paul Biya numéro un mondial des pays les plus corrompus. «La lutte contre la corruption au Cameroun en 2016 n’a pas été l’action de la seule Conac», a reconnu le président de la Conac.


Les contributeurs se recrutent au-delà des institutions officiellement engagées dans la lutte contre ce fléau, avec la Conac, commandant des troupes, aux manettes. L’Agence nationale investigations financières (Anif) a enregistré 474 déclarations de soupçons souscrites par les professions assujetties, 73 dossiers relatifs aux trafics divers, au faux et usages de faux,…transmis aux juridictions et autorités compétentes. Des infractions dont les flux financiers repérés s’élèvent à 94 milliards 616 millions 785 789FCfa. Le Conseil de discipline budgétaire et financière du Contrôle supérieur de l’Etat, a rendu 44 décisions concernant des responsables de plusieurs administrations, collectivités territoriales décentralisées, bureaux d’études et cabinets pour des fautes de gestion. Et certains hauts responsables ont été mis en débet pour un montant de 11 milliards 926 millions 62 419FCfa. Les juridictions compétentes ont rendu 7 décisions pour des affaires initiées par la Conac, 25 décisions relatives aux atteintes à la fortune publique par le Tribunal criminel spécial, et cinq procès ont donné lieu à la confiscation des comptes saisis. La Chambre judiciaire de la Cour suprême quant à elle a rendu trois arrêts définitifs dans lesquels les mis en cause ont été constitués débiteurs d’un montant de 75 millions 382 644FCfa. La même Cour suprême qui a fait reverser à l’Etat du Cameroun et à la Beac respectivement 23 milliards 12 millions et 26 milliards 402 millions.


Les établissements de microfinance se sont invités au combat. Les banquiers se sont engagés dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Pour leur part, les agences de régulation ont rendu des décisions en rapport avec les atteintes liées au non-respect de l’éthique et de la déontologie professionnelles dans l’ombre de la Conac, le secteur privé, les institutions de régulation, mais aussi l’entrée des collectivités territoriales, en l’occurrence la commune d’Idenau qui est seule à avoir accompagné la Conac.

 
Même s’il se dit satisfait, Dieudonné Massi Gams sait pertinemment que les résultats auraient été meilleurs. «Les contraintes et résistances telles que l’insuffisance des ressources humaines, l’inexistence de démembrements de l’institution sur toute l’étendue du territoire national, les faux agents de la Conac qui ternissent l’image de la Conac, l’inertie des cellules ministérielles de lutte contre la corruption, les menaces dont font l’objet les responsables de la Conac dans l’exercice de leurs fonctions», sont des obstacles que Dieudonné Massi Gams relève et qui empêchent de tourner en rond.

Dernière modification le mardi, 26 décembre 2017 17:35

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