jeudi 19 avril 2018
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Le Cameroun veut reconstruire ses villes

Le ministre de l’Habitat, du Développement urbain, Jean Claude Mbwentchou, ambitionne d’élaborer un plan de planification de chaque ville.

Le Cameroun veut rendre ses 312 villes résilientes, inclusives et durables afin qu’elles puissent participer d’avantage au Produit intérieur brut (PIB), qui s’élève actuellement à 65 %. Selon le ministre de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu), Jean Claude Mbwentchou, cette contribution pourrait être plus conséquente si l’urbanisation du Cameroun était stable et maitrisée. Malgré son taux d’urbanisation de 55 %, les villes camerounaises font face à de nombreux problèmes qui rendent son urbanisation insuffisante. Il s’agit du désordre urbain, l’habitat précaire, la mobilité urbaine, l’insécurité foncière et l’inadéquation entre le volume modeste des investissements urbains et la forte contribution des villes au PIB. La deuxième conférence internationale sur l’urbanisme durable au Canada, en Chine et en Afrique (Icccasu II), qui se tient du 12 au 14 décembre 2017 à Yaoundé, est une aubaine pour le Cameroun de rendre les villes plus inclusives, sures, résilientes et durables à l’aune des expériences canadiennes et chinoises. « Il est temps de réinventer fondamentalement l’urbanisme africain, d’élaborer des solutions ambitieuses et les appliquer avec détermination, c’est-à-dire en affectant au développement urbain tous les moyens humains et financiers nécessaires », martèle Jean Claude Mbwentchou, président de l’Icccasu II. Et d’ajouter « Il faut planifier les villes afin qu’elles soient des villes durables, inclusives et résilientes ». Le ministre ambitionne à cet effet d’élaborer un plan d’urbanisation des 312 villes camerounaises et de créer un Centre d’excellence à l’issue de cette rencontre de Yaoundé.

ENJEUX

Selon le ministre de l’Habitat, la croissance urbaine est cause et conséquence de la croissance socioéconomique. Il est donc impératif, pour le Cameroun qui ambitionne être émergent en 2035, d’adopter un plan d’urbanisation de ses villes. Car : « des villes bien planifiées et bien gérées constituent un puissant levier de croissance économique, un facteur d’harmonie sociale et d’équilibre environnemental et une condition de synergies territoriales positives », indique Jean Claude Mbwentchou en précisant qu’il n’y a pas de fatalité à élaborer des politiques urbaines cohérentes et ambitieuses et mobiliser les ressources nécessaires à leur mise en oeuvre. « L’investissement urbain doit être organisé, programmé, coordonné et pour cela, nous devons dans la planification de leur développement adopter de véritables politiques et stratégies urbaines tant au niveau national qu’au niveau local », précise le Minhdu

FINANCEMENT

Conscient du fait que la maitrise de l’urbanisation est un processus long, couteux et complexe, le Minhdu a appelé les partenaires canadiens et chinois à soutenir les projets politiques urbaines africaines. Mais pour le coprésident d’Icccasu II, Alioune Badiane, l’Afrique devrait d’abord compter sur elle même pour financer son urbanisation. « Nous devons mettre en place un système financier. Nous ne devons pas attendre que les autres viennent financer notre développement parce que nous avons des institutions comme la Banque Africaine de Développement qui est une institution capable de financer de développement urbain en Afrique. Nous devons développer également le secteur de l’énergie car sans énergie, il n’y a pas développement urbain, il n’y a pas développement durable », fait-il savoir.

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