mardi 23 janvier 2018
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Bibienne Fopa : la graine de championne Spécial

Après un long apprentissage, la judokate commence à engranger des lauriers.

L orsqu’elle perd la finale des «Dixiades» en 2016, Bibienne Fopa fond en larmes. La judokate avait cru jusqu’au bout. Mais «il lui manque encore un peu d’expérience ; elle maîtrise la technique», avait commenté un entraîneur.

Les larmes séchées, Bibienne Fopa s’est remise au travail. L’ambition que s’est fixée cette athlète passionnée de judo, commande des efforts inlassables. «Je vise les Jeux olympiques. C’est le sommet pour chaque sportif, et moi je me bats au quotidien pour cela», dévoile l’étudiante en géographie à l’université de Yaoundé I. «Je rêve d’une médaille, mais il faut déjà au moins participer», prévoit-elle. Une boussole difficile à atteindre, mais «pas impossible tant que vous prenez conscience de ce qu’il faut mettre à contribution pour y parvenir», sait-elle. Et «détermination, physique, mental et technique», constituent la devise de l’athlète. Et depuis deux saisons, elle fait partie de l’élite du judo camerounais. Aux derniers Championnats d’Afrique, Bibienne Fopa s’est classée 5ème en individuels et 3ème par équipe.

Insatiable, la jeune fille au mental de fer travaille à se faire un nom plus lourd. Et les lauriers ne tardent pas à tomber. Au soir du 26 novembre dernier, lors de l’open africain senior qu’a abrité le Palais des sports de Yaoundé, dans la catégorie des -70kg, l’athlète a marché sur ses différentes adversaires. Trois victoires en trois combats. Et la finale face à la Gabonaise Karène Agono Wora fut un combat de titans que la Camerounaise a fini par remporter par ippon. «C’était une adversaire coriace, et je me suis appliquée en alliant concentration, détermination, et envie de vaincre, sans négliger le mental qui était un facteur important à ce moment-là», confie la championne. Le judo lui colle presque à la peau depuis le bas âge. «C’est mon professeur de lycée, Michel Mekeme qui m’a amenée à aimer le judo et est devenu mon entraîneur», livre celle qui regrette beaucoup le décès de Me Etoga Mvondo : «je lui dois ce que j’ai comme technique, et il m’a suivi jusqu’à sa mort».

Dernière modification le mercredi, 13 décembre 2017 09:44

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