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Abdoulaye Balde, représentant résident du PAM au Cameroun : « Nos ressources sont limitées »

  • lundi, 11 décembre 2017 10:30
  • Écrit par  Junior Matock

Le directeur général évoque les contours de l’intervention axée sur le Plan stratégique Pays du Cameroun. 

Dans l’étude qui a été faite, il ressort que la coordination des différents acteurs qui interviennent dans le secteur des problèmes liés à la malnutrition est un problème réel. Comment est-ce que le Pam entend-t-il adressé cette question ?

La première chose à faire en cas d’urgence, c’est de permettre que chacun puisse intervenir pour limiter l’ampleur des dégâts. Notre stratégie à nous consiste à travailler avec les autorités locales (le gouverneur, le préfet, etc). Nous rencontrons tous les services techniques locaux et nous nous concertons aussi avec les Organisations non gouvernementales. C’est pour cette raison que nous avons cité les différents partenaires notamment les Nations Unies, le gouvernement et les financiers. En clair, nous avons des domaines précis dans lesquels nous travaillons et ce dans l’optique de rendre nos interventions plus efficaces.

Comment expliquer le fait que sur cinq millions de personnes qui souffrent de malnutrition sévère, que vous choisissiez de ne vous occupez que de 500.000 personnes ?

Notre stratégie est simple, nous détectons et sélectionnons ceux qui ont le plus besoin d’aide. Ceci se fait sur la base des calculs objectifs. Mais il faut quand même reconnaître que la population qui souffre de famine ou qui est victime d’une famine modérée est grande. Cependant, nous ne pouvons pas tout faire. Nous prenons des décisions sur la base des grilles de sélection connues de tout le monde. Et bien évidement, ceci se fait en fonction des ressources disponibles, car il ne faut pas oublier que nos ressources sont limitées. Le PAM n’est pas ici pour remplacer le gouvernement, nous entendons travailler ensemble avec les pouvoir publics. Nous devons donc faire des choix de manière à ce que le secteur dans lequel nous intervenons qu’on y ressente une valeur ajoutée indéniable. C’est pour cette raison qu’avec le peu de ressources dont nous disposons, nous intervenons dans les zones où il y a une forte concentration de la malnutrition ainsi que l’insécurité alimentaire. C’est un travail complexe, mais nous essayons autant que possible de venir en aide à ceux qui ont le plus besoin de notre soutien.

Pourquoi avoir choisi ces zones qui bénéficient déjà des financements de plusieurs programmes similaires ?

La raison pour laquelle nous avons choisi ces zones est liée au fait que depuis au moins 10 ans, elles sont celles qui ont les plus forts taux de malnutrition et de d’insécurité alimentaire. Elles sont aussi celles qui sont exposées à des chocs récurrents, ce qui les rend particulièrement sensible. C’est pour cette raison que le PAM et ses partenaires souhaitent s’attaquer aux causes profondes de ce phénomène afin d’y apporter des réponses adéquates. C’est pour cette raison que dans le cadre du Plan stratégique Pays du Cameroun 2018- 2020, nous ne comptons pas seulement nous limiter à ces quatre régions, mais nous envisageons étendre nos actions au sein des communautés qui sont souvent le creuset des causes liées à la malnutrition en apportant par exemple des soutiens techniques aux petits exploitants.

Dernière modification le lundi, 11 décembre 2017 10:41

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