mardi 12 décembre 2017
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FLASH INFO

Où en est-on avec l'affaire Zogo Andela?

Les avocats en plus de demander la liberté de leur client critiquent les nombreuses irrégularités qui entourent ce dossier.

Quand Me Hakim Chergui et Calvin Job, deux des avocats d’Achille Benoît Zogo Andela, parlent de l’affaire qui concerne leur client au Tribunal Criminel Spécial (TCS), ils regrettent les nombreuses atteintes aux droits de l’homme qui minent ce dossier. Lors de l’audience du 5 décembre dernier, ils ont tenu à rappeler aux trois juges de la collégialité certaines de ces entraves.

Me Chergui s’est ainsi plaint de n’avoir toujours pas eu accès au dossier de procédure. Le 19 octobre 2017, il s’était fait représenter au TCS par une de ses collaboratrices, qui s’était déjà plaint de n’avoir pas en sa possession le dossier de procédure. Ce jour-là, les juges lui avait assuré que ce dossier allait lui être communiqué par les soins du parquet ou à défaut par les avocats de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA), constituée partie civile dans cette affaire. Sauf que plus d’un mois plus tard, le cabinet Hakim Chergui n’a toujours pas obtenu l’ensemble des pièces versées au dossier.

Par ailleurs, le cabinet Chergui a demandé un permis de communiquer pour tous ses avocats afin de rester en contact avec son client, écroué à la Prison centrale de Yaoundé. Mais là aussi, rien n’a été fait déplore Me Chergui, sans cacher sa déception. Mais le plus grave c’est sans doute l’accusation de faux en écriture formulée par les juges du Comité des droits de l’homme de l’ONU à l’encontre de David Toulepi, le juge d’instruction du TCS qui a signé l’ordonnance qui renvoie cette affaire devant les juges. Pour Me Calvin Job, tout le dossier est à charge, la preuve même qu’il n’y a eu aucune instruction. Pour s’insurger contre toutes ces accusations contre M. Toulepi, Me Chergui a utilisé une saillie : « nous jugeons mais nous serons aussi jugés ». Sur les raisons qui ont poussé un juge d’instruction à user de faux en écriture, Me Chergui croit savoir que c’est la faute à ce dossier Zogo Andela qui est à la fois « juridiquement vicié et politiquement miné ». Ce dernier croit savoir que le fait que certaines pontes du régime et plus particulièrement Dieudonné Evou Mekou, vice-gouverneur de la Beac et proche parent du président Paul Biya, soit concernées par cette affaire lui a donné un caractère politique indéniable…

« Messieurs les juges, la décision du Comité des droits de l’Homme de l’ONU n’est pas la seule, il y a beaucoup d’autres à venir. Je vous assure que d’autres procédures sont en cours à l’étranger, aux Etats-Unis et aussi à Paris. Il faut que tout le monde le sache et que tout le monde l’entende. Ceux qui sont présents dans cette salle et même ceux qui sont absents », renseigne Me Chergui.

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